| 1. Les stages
sont des formations pratiques qui s’articulent aux enseignements
dispensés par l’ENSAPLV, notre école s’efforçant
de développer des savoirs et des savoir-faire en les
mettant en relations avec toutes sortes de situations, de terrains
et de territoires. Ces stages ne sont donc pas l’apprentissage
d’un prétendu « réel » qui porterait
remède à un scolaire abstrait et académique.
Par ailleurs ils ne sont pas non plus assimilables à
un emploi.
2. En aucun cas les stagiaires ne doivent former une masse
de sous CDD, « corvéables et taillables à
merci » sur un marché du travail et de la commande
mal en point. Il importe donc que l’administration qui
a créé cette obligation de stages prévienne
ces dommages et ces abus probables en imposant des règles
communes à toutes les écoles, garantissant un
traitement décent et égal des stagiaires.
3. Ces stages sont des immersions dans un milieu professionnel
qui doit être pluriel : la maîtrise d’œuvre
exercée à titre privé et libéral,
et appliquée à l’édification de
bâtiments n’est qu’une activité professionnelle
parmi d’autres.
4. Chaque stagiaire doit aborder le stage nanti d’un
projet de stage. Il lui faut savoir ce qu’il va chercher
dans ce stage, quelle(s) connaissance(s) pratique(s) et professionnelle(s)
il souhaite y acquérir et les liens qu’il souhaite
établir avec l’enseignement qu’il reçoit,
a reçu ou recevra par ailleurs.
5. Chaque stagiaire doit inscrire son stage dans une unité
d’enseignement qui l’encadre pédagogiquement
en amont (préparation et assistance à la recherche
de stage) et en aval (restitution critique et collective de
l’expérience acquise). Dans cette unité
d’enseignement (le contenant), le stage (le contenu)
est placé sous la direction d’un enseignant habilité
à encadrer les stages. Cette organisation demande un
engagement réel des enseignants.
6. Tout au long du stage, le stagiaire saisit l’enseignant
responsable de son stage et la commission des stages de toute
question relative au bon déroulement de son stage.
7. Les enseignants s’interdisent de prendre en stage
leurs propres élèves (inscrits à leurs
cours).
8. Les domaines de stage illustrent la diversification professionnelle
des architectes :
- activités de construction et de travaux publics
- amélioration de l’habitat
- architecture navale
- assistance à la maîtrise d’ouvrage privée
- conception et réalisation de bâtiments, de
jardins, d’espaces publics
- conseil aux collectivités territoriales
- contrôle technique, économique, sanitaire
- décoration intérieure ou extérieure
d’un bâtiment
- design graphique, création industrielle
- développement social et local
- entretien, réhabilitation, transformation et agrandissement
de bâtiments
- équipement, génie civil, et ingénierie
- études d’impacts et environnementales
- expertise auprès des tribunaux
- gestion et suivi de chantiers
- gestion urbaine municipale
- infographie et nouveaux médias
- maîtrise d’ouvrage publique ou privée
- métiers de l’organisation et de la communication
- mise en valeur et/ ou réhabilitation du patrimoine
architectural, urbain et paysager
- paysagisme
- programmation, montage d’opérations
- promotion et/ou gestion immobilière, publique ou
privée, sociale ou marchande
- recherche architecturale, urbaine et paysagère
- scénographie
- sécurité des constructions
- urbanisme
- valorisation et la diffusion de la culture architecturale
- etc.
9. Le stagiaire est accueilli par tout organisme ou professionnel,
public ou privé, français, européen de
l’Union ou étranger du reste du monde, exerçant
en ces domaines et passant avec l’école une convention
de stage. Il ne peut y avoir de stage sans signature de convention
au préalable.
10. Les étudiants qui travaillent dans les domaines
listés ci-dessus et dont l’activité donne
lieu à règlement de cotisations sociales, soit
à titre salarial, soit à titre libéral,
peuvent demander, sur production d’un rapport descriptif
et critique, la validation de leur travail en tant que stage.
Les stages
Chaque stage est l’occasion d’une relation entre
l’école et la société qui se traduit
par un contrat liant l’école, l’étudiant
et la structure d’accueil. L’école nationale
supérieure d’architecture de Paris-La Villette,
considérant cette relation école - société
comme fondamentale, attache une attention particulière
au stage comme lieu privilégié de la construction
et du développement de cette relation.
La réforme des études « Limado »
instaure deux stages obligatoires en cycle licence, l’un
dit « ouvrier et/ou chantier », l’autre
dit de « première pratique », requis pour
l’obtention du diplôme d’études en
architecture, et un stage obligatoire en cycle master, dit
stage de « formation pratique », requis pour l’obtention
du diplôme d’Etat d’architecte. Chacun de
ces stages fait partie intégrante du cursus de l’étudiant.
Occasion privilégiée d’un apprentissage
de l’autonomie, ces stages représentent également
pour l’étudiant l’opportunité de
définir et d’exprimer un objectif personnel de
formation.
Pour affirmer la place des stages dans l’enseignement,
l’école nationale supérieure d’architecture
de Paris-La Villette a défini six principes communs
à tous les stages :
1. Le stage est intégré
dans l’enseignement (les acteurs)
Le stage fait partie intégrante du cursus proposé
aux étudiants et à ce titre il doit être
clairement identifié dans sa liaison à une unité
d’enseignement et à un enseignant responsable
au même titre qu’il est clairement identifié
en liaison avec une structure d’accueil extérieure
à l’école.
2. Le stage est intégré
dans la pédagogie (le projet pédagogique)
Le stage fait partie intégrante du cursus de l'étudiant.
En ce sens, il est un moment pédagogique important
pour l'étudiant et non pas seulement une plongée
dans un monde soi-disant réel. Il ne peut avoir lieu
sans la définition par l'étudiant d'un projet
pédagogique (une question ou un point qu’il va
observer pendant la durée du stage) qui se distingue
de ce qu'il va faire dans la structure d'accueil.
3. Le stage est intégré
dans le cursus (à quel moment ?)
Le stage est conditionné par la période du cursus
de l'étudiant pendant laquelle il se déroule.
Cette question de la période est à prendre en
considération avec celle de l'articulation entre différents
stages et la progressivité entre eux. La souplesse
offerte doit permettre le maximum de possibilités de
mise en œuvre de ce moment pédagogique et permettre
également l’expression de l’objectif personnel
de formation de l’étudiant dans un cadre favorisant
son autonomie.
4. Le stage se construit par une
succession d’étapes (préparation, démarchage,
convention, déroulement, rapport)
Le déroulement d'un stage dans le temps depuis la première
idée jusqu'au rendu du rapport de stage est fait d'une
succession d'étapes qu'il importe d'identifier clairement
afin de valoriser au mieux cette expérience. Intervenant
avant l’entrée en stage, l’établissement
d’une convention de stage tripartite (étudiant
– école – structure d’accueil) est
une étape incontournable. A l’issue de chaque
stage l’étudiant établit un rapport de
stage validé en crédits européens ECTS
par l’enseignant qui l’encadre au sein de l’unité
d’enseignement.
5. Le stage permet d’appréhender
la diversité des pratiques professionnelles
Cette diversité doit être effectivement explorée
puis partagée. L’étudiant ne peut donc
effectuer deux stages dans la même structure d’accueil.
Il peut à l’inverse effectuer ses stages dans
des structures différentes contribuant à la
réalisation d’un même projet. L’un
au moins des stages doit être effectué en dehors
d’une agence d’architecture. Ces expériences
multiples sont partagées dans les unités d’enseignement
auxquelles les stages sont liés.
6. Le financement des stages (le
statut et la rémunération du stagiaire)
La question du financement des stages est une question cruciale
car elle concerne aussi bien la rémunération
du stagiaire que son statut au sein de la structure d'accueil
ou même l'origine du financement. Le stagiaire reste
pendant tout son stage sous statut scolaire. L’école
préconise que le stagiaire soit défrayé
et reçoive l’indemnisation maximale autorisée
par le cadre légal.
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