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Soutenance de thèse de doctorat en architecture d’Emmanuel Doutriaux


Elle aura lieu le mercredi 16 décembre à 14h30, à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Paris-La-Villette (144, avenue de Flandre, 75019 Paris), à l’amphithéâtre 11.

La thèse s'intitule : Conditions d’air. Poïétique et politique des architectures de l’ambiance.

Le jury est composé de:

Xavier Bonnaud - Professeur des écoles d’architecture, Gerphau, Ensa Paris-La Villette
François Jullien - Professeur des universités, Chaire sur l’altérité, Ladyss, Université Paris-Diderot
Jean-Pierre Péneau - Professeur honoraire des écoles d’architecture, Enau Tunis
Anne Sauvageot - Professeure émérite des universités, Lisst-Cers, Université Toulouse Jean-Jaurès
Nicolas Tixier - Professeur des écoles d’architecture, Cresson, Ensa de Grenoble
Chris Younès - Professeure émérite des écoles d’architecture, Gerphau, Ensa Paris-La Villette (directrice)

La soutenance sera suivie d’un pot.

Conditions d’air. Poïétique et politique des architectures de l’ambiance

La recherche met en jeu la place accordée à l’espace en architecture. Etablissant celle-ci en un détachement disciplinaire et une langue propre, autour d’un sujet-œil dont le corps s’est absenté, le concept d’espace procède d’une double objectivation. Il apparaît assigné à la conception du pro-jet moderne. D’où l’hypothèse que « nous n’aurions-nous jamais été spatiaux », sinon au titre de cette vaine parenthèse.

Champ opératoire de simulation, expression sensorielle et sensible, creuset des socialités, l’ambiance conduit à penser l’architecture comme potentialisation des subjectivations et des interrelations. Aussi son horizon se partage-t-il entre phénoménologie, sociologie de l’action située et philosophie pragmatiste.

Traiter de l’air, cet invisible par nature, c’est embrasser les enjeux contemporains de la production architecturale, aux prises avec les injonctions contradictoires de l’échange aéraulique et du contrôle énergétique. C’est reconsidérer le construit au rythme du respiratoire. 

Au prisme de la poïétique, sont réinterrogées, sur le registre de la simulation, les modalités de perception et de production du milieu artefactuel qu’estl’architecture.  

Au titre d’une politique des ambiances, sur le plan de la conception de l’air, cette recherche investigue la problématique du commun, à l’abri de programmes ouverts pour architectures à forte capacité. 

Le travail donne lieu à l’examen critique des productions de Le Corbusier (Armée du Salut) et de Robain & Guieysse (Mie de Pain, Paris), de Christophe Amsler et de Philippe Rahm, de Sanaa (learning center, Lausanne) et de Lacaton & Vassal (école d’architecture, Nantes).

 

Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-La Villette
144 avenue de Flandre - 75019 Paris - Tel : +33-1 44 65 23 00
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