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Anne D’Orazio soutiendra publiquement sa thèse en « Aménagement de l’espace et urbanisme »


à l’université Paris Nanterre, sous la direction de Marie-Hélène Bacqué, professeure des universités.

S’associer pour habiter et faire la ville : de l’habitat groupé autogéré à l’habitat participatif en France (1977 – 2015). Exploration d’un monde en construction.

Vous êtes cordialement invité à cette soutenance :
Lundi 3 juillet 2017 à 14h00

Université Paris Nanterre,
Salle René REMOND – Bât. B (B015)

 Composition du jury :

Laurent Devisme, professeur à l’ENSA de Nantes (rapporteur), Jean-Louis Génard, professeur de l’Université Libre de Bruxelles, Christine Lelévrier, professeur à l’université Paris Est (Rapporteur), Stéphanie Vermeersch, directrice de recherche CNRS.

 Résumé :

Cette thèse s’intéresse aux capacités des citoyens, en France, à agir collectivement et à impulser des productions « alternatives » de leur cadre de vie et de leur cadre habité. Fondées largement sur une critique des modes de production conventionnels, ces démarches tentent d’en proposer un dépassement dans une perspective de mutualisation et de solidarité. Médiatisées comme « novatrices », elles se revendiquent comme expression d’une forme d’innovation sociale porteuse de développement durable, d’écologie et d’économie solidaire. Si elles se réclament d’expériences étrangères, elles s’inscrivent en même temps dans la poursuite d’un débat tant idéologique qu’opérationnel qui a parcouru le XX° siècle sur la participation des habitants à la production de l’habitat. En portant notre regard sur une série d’initiatives qui ont émergé au début des années 2000, nous analysons leurs modalités de structuration, d’organisation collective et d’interpellation de l’action publique. Ces mobilisations qui sont portées par des acteurs associatifs, politiques et institutionnels construisent ainsi le Monde de « l’habitat participatif ».
Pour mieux saisir ce mouvement contemporain, nous nous sommes penchée sur l’héritage des expériences françaises de l’habitat groupé autogéré portées, à la fin des années 1970, par les nouvelles classes moyennes. L’approche diachronique de l’enquête questionne les niveaux de filiation entre les initiatives d’hier et celles qui ont éclos au début des années 2000. Cette analyse montre comment s’organisent ces militants et les stratégies qu’ils adoptent pour faire entendre leur revendication. Elle met en évidence les mécanismes d’élaboration d’une question publique et en décrit son traitement par un ensemble d’acteurs institutionnels (élus, techniciens territoriaux, services de l’Etat, opérateurs sociaux de l’habitat, etc.). Enfin, elle s’intéresse aux ajustements qui s’opèrent dans le discours à l’épreuve des pratiques dans la fabrication de la ville et la production de l’habitat. Cette thèse entend ainsi contribuer à l’analyse de la transformation de l’action publique et questionne les capacités de co-construire d’une question publique et de dialogue entre initiative militante et acteurs institutionnels.

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