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Thèse de doctorat en architecture de Paola Figueroa


"Trans-former Cali avec la Salsa comme force latente. Vers une architecture du faire-avec", sera soutenue le vendredi 7 décembre à 14h30 à l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-La-Villette (144, avenue de Flandre, 75019) - amphithéâtre 4

devant un jury composé de:

 
Chris YOUNÈS, Docteur et HDR en Philosophie, Professeur émérite à l'ENSA Paris-La-Villette (directrice).
Stéphane BONZANI, Architecte, Docteur en Philosophie, Professeur à l'ENSA Clermont-Ferrand (co-directeur)
Manuel BELLO-MARCANO, Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Maître assistant à l'ENSASE Saint-Étienne
Thierry PAQUOT, Philosophe, Professeur émérite à l'Institut d'Urbanisme de Paris (Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne)
Silvana SEGAPELI, Architecte, Maître assistant à l'ENSASE Saint-Étienne
Alejandro ULLOA, Docteur en Communication et Culture, Professeur à l'École de Communication, Universidad del Valle, Cali - Colombie.  
 
 
Résumé
 
La ville de Cali en Colombie abrite des imaginaires contrastés qui se télescopent. D’un côté, la ville populaire bénéficie d’une ambiance festive et décontractée qui esquisse l’image d’un Cali chaleureux et accueillant nourri par les échanges issus de la musique et la danse. En parallèle, un Cali déstabilisé par la ségrégation socio-économique se révèle par la division de son espace urbain et la sectorisation de ses rencontres. En effet, Cali s’est consolidée avec une multiplicité de contrastes : une urbanisation massive au cours du XXème siècle issue des migrations internes occasionnant des conflits socio-spatiaux, mais qui apportent en même temps la diversité culturelle qui accueille la musique des Caraïbes pour construire avec elle la culture musicale de la ville.  Une musique étrangère devient alors le symbole de la culture populaire de la nouvelle ville. La Salsa s’installe à Cali construisant avec ses habitants un imaginaire qui encourage d’autres formes de relations sociales. Un temps d’interaction porté par la musique et la danse émerge et amorce un en-communéphémère, et pourtant puissant, qui revitalise la ville. 
Cette thèse présente l’étude de la ville de Cali comme un cas représentatif des ressources et des potentialités de la ville pratiquée, sans pour autant rentrer dans une confrontation entre le formelet l’informel, souvent abordée dans le cadre de l’étude des villes latino-américaines. L’approche de Cali d’après la Salsa, et son positionnement en tant que ressource de la ville, s’inscrit dans une réflexion permettant l’exploration d’une architecture du faire-avec qui s’ouvre vers le mouvant, l’éphémère, le latent. Un faire-avec moteur de régénération et de renouvellement qui propose des ouvertures et des pistes de réflexion sur une pratique architecturale motrice d’un faire-avec à chemins multiples.
 
Abstract
 
Trans-forming Cali with the Salsa as a latent strength. 
Towards an architecture of making-do.

 

The city of Cali arbitrates its clashing imaginaries. On the one hand, it is a festival city: fun, laid and back, nourished by music and dancing. On the other hand, it is an unbalanced city fraught with socioeconomic segregation, as revealed by its divided urban space and sectoral public spaces. Cali has consolidated itself within its contrasting multiplicities: massive urbanization in the 20th century caused by internal migrations has created socio-spatial conflicts, but also brought cultural diversity in the Caribbean music that has served as the foundation of its unique and vibrant musical culture. Thus this foreign music becomes a symbol of popular culture in the emerging city of Cali. Salsa music finds its place, building an urban imaginary that spawns new kinds of social relationships. These new interactions, born of music and dancing, trigger the creation of an ephemeral sense of common identity, which is nonetheless capable of revitalizing the city.

 

This thesis presents the city of Cali as a case study of the potential of a city as a practical, use-centred entity, without positioning urban activities as formal versus informal, a conflictual discourse often employed in the study of Latin American cities. Cali’s use of Salsa as a city resource can be inscribed within a reflexive practice of architectural making-do oriented around movement, ephemerality and latency. This make-do mechanism of urban regeneration creates possibilities of new reflections as an engine towards an architectural practice within multiple paths.

Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-La Villette
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