Archives des expositions

Hors les murs Sabarat du 14 au 17 Mai


Le point de départ est l’appel d’offre lancé par la fédération des Parcs Naturels Régionaux dont les termes étaient les suivants :

 1/ S’associer avec un établissement d’enseignement supérieur.

Première prise de risques, nous avons choisi de monter une équipe avec Sciences-Po Toulouse . Sciences-Po donc et je me rappelle encore les mots de Gilles Cohen lors de la présentation du projet devant la CEVE  «nos étudiants vont se faire bouffer». Il avait peut-être en partie raison mais après coup, je peux dire en partie seulement et je me dis aujourd’hui que de tels moments permettraient peut-être qu’ils le soient de moins en moins à l’avenir.

L’objectif d’une telle association était double :

-         associer archis et futurs décideurs dans le contexte de leurs études pour que la dimension spatiale de l’aménagement du territoire leur soit connue et peut-être à terme reconnue

-         intégrer une dimension participative à notre démarche (sachant que les étudiants en architecture en sont friands), celle-ci étant enseignée par l’encadrante de Sciences-Po, Manon Leroy

 

2/ Réfléchir à la question de la revitalisation d’un centre-bourg rural, en interrogeant à la fois une dimension territoriale et un tissu bâti ancien en train de se dégrader.

Cette double attente a été l’occasion pour l’ENSAPLV de :

-         monter une équipe pluri-disciplinaire associant les champs Histoire avec Anne Bondon et Laurence Bassières, Géographie et paysage avec Philippe Hilaire et Catherine Zaharia et TPCAU avec moi-même. Le temps a manqué pour que cet attelage soit tout à fait opérationnel mais je les remercie toutes les 4 pour leur engagement dans l’aventure.

-         réunir des étudiants aux cursus variés à savoir 2 étudiants L3, 3 étudiants M1, 1 étudiant en DPEA et 3 étudiantes en DSA.

 

3/ Proposer une réflexion dans un temps très court puisqu’il s’agissait de s’installer une semaine hors-les-murs de l’école, au sein même du centre-bourg. Cette contrainte aura eu le mérite de générer des prises de conscience pour les étudiants quant aux outils, à l’organisation et finalement à la pertinence d’un tel timing pour une question aussi complexe que celle de la revitalisation d’un centre-bourg.

 

Notre candidature a été retenue en partenariat avec le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises (Toulouse oblige…) qui nous a proposé de travailler sur la commune de Sabarat, elle-même intégrée à la communauté de communes de l’Arize-Lèze. Tous ces partenaires ont fait beaucoup pour la réussite de cette semaine tant pour l’accueil qui nous a été réservé que pour leur capacité à mobiliser les acteurs institutionnels.

Deux rendez-vous, le questionnement du diagnostic et la restitution finale ont ainsi réuni 22 acteurs autour de la table. Nous les en remercions tous vivement. La qualité d’écoute et d’attention de chacun a permis de valoriser le travail des étudiants. Ces mêmes étudiants ont aussi constaté que leur présence et leurs propositions permettaient d’ouvrir des débats et parfois de débloquer des situations de non-dialogue. C’est une des réussites de cet atelier.

 

Un autre point positif tient à l’engouement des habitants pour l’animation mise en œuvre qui mêlait entretiens individualisés, boite à idées, réunion publique, projection de film, conférence et portes ouvertes.

 

Le dernier point vient il me semble des leçons tirées a posteriori du processus mis en œuvre pendant cette semaine. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de vous en détailler les coulisses à l’occasion de cette exposition avant même de présenter les résultats qui ont été discutés avec les acteurs locaux le vendredi et aux habitants le samedi. :

 

Les coulisses parlent ainsi de :

-         l’autonomie accordée et de ce que les étudiants en ont fait

-         l’expérience de démocratie directe

-         la gestion du temps et des outils mis à disposition

-         et finalement des conditions indispensables à mettre en place pour optimiser la complémentarité des compétences, en particulier avec des disciplines dont on ne connait pas forcément les contours.

 

Notre retour de Sabarat date d’un mois à peine. L’exposition manque sûrement d’un temps de maturation. Mais j’espère qu’elle révèle l’énergie déployée par les étudiants et les enseignants pour faire de cette aventure pédagogique une expérience enrichissante. Notre enthousiasme à vous la faire partager a trouvé un accueil chaleureux et une aide précieuse en la personne de Marie-Liesse. Nous la remercions beaucoup.

 

Pour conclure, je pense aujourd’hui que tout cela mériterait de trouver sa place dans la formation des architectes.

 

Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-La Villette
144 avenue de Flandre - 75019 Paris - Tel : +33-1 44 65 23 00
Webmaster : Aurélie Fabijanec