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Exposition en mai : du 3 au 27 mai 2012


Quand le territoire fait forme
Une exposition du Master Design & Espace de l'ESAAA (Ecole Supérieure d'Art de l'Agglomération d'Annecy)

 

Vernissage le 3 mai : à partir de 18 heures 30

 

 


L'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-La Villette (ENSAPLV) invite les étudiants du Master design & espace de l'Ecole Supérieure d'Art de l'Agglomération d'Annecy (ESAAA) - une formation qui travaille activement sur les questions de l'espace public, le paysage, la ville et les circulations - à produire une exposition dans la galerie de l'école.

 

Aux préoccupations du "territoire", les étudiants ont greffé celles de l'espace d'exposition comme terrain d'expérimentation. Des situations vont s'inventer dans le contexte de la galerie, et des objets issus de pratiques urbaines, de remise en question du lieu  vont être déplacés pour devenir formes, déréglant les grammaires de l'art.

 

L' espace d'exposition est à saisir comme autant de géographies de lieux qui interrogent cet espace et sa pratique.

Les installations déployées, sons, sculptures, maquettes, morceaux d'architecture proposent ainsi un ensemble de déplacements en incorporant des corps étrangers ou en faisant vaciller l'espace lui-même.

Le territoire fait ici forme, il suggère des formes qui s'ancrent sur ses composantes, sa matérialité et son étendue. Appliquées à un espace d'exposition les propositions affirment une sorte de reconquête des puissances d'agir, des réappropriations de l'espace public.

 

Ghada Selten propose un ciel de tissus chatoyants qui vient voiler les lumières artificielles de la galerie. Venu des ombrières de toiles utilisées dans les souks tunisiens dans l'intention d'atténuer l'incandescence du soleil; le dispositif se transporte ici avec l'emploi de tissu de lingerie féminine. Dentelles et satins venant jeter un voile sur le feu de pratiques ou de fantasmes encore actifs.

Elodie Michaud emploie le vocabulaire des maquettes d'architecture en inventant un objet issu d'un dessin du XIXème siècle - projet urbain jamais réalisé- utopie de métal d'une passerelle aérienne pour piéton flottant au dessus d'un carrefour parisien déjà encombré à l'époque.

 

Julie dos Santos fait mécaniquement claquer des portes, absurde et fleurtant avec le burlesque d'une situation, l'installation crée une contrainte dans le parcours de l'exposition, interrogeant le rôle de la mécanique du passage simplifié, de l'accès automatique par intermittence  d'un espace à l'autre, ce dernier restant énigmatique.

 

Au sol Flor Traynard pose un revêtement en PVC au motif de parquet de bois, des lamelles y sont découpées, retournées, enroulées...de façon à inventer une matérialité à cette image de bois.

 

En collant une oreille sur le mur, on perçoit le dispositif de Marion Genève : une voix synthétique égrène des mesures scientifiques de l'espace: taille, hydrométrie, pression, altitude ... murmures de murs qui racontent les conditions objectives d'existence du lieu dans lequel nous sommes plongé.

 

Dans l'axe oblique de la galerie et au dessus des cimaises d'exposition Julie Brachet installe un échafaudage de planches qui simule une passerelle, invitant le spectateur à un autre parcours du lieu. Non praticable, la structure se veut un raccourci, un travelling inédit en hauteur qui lit l'espace rapidement comme un chemin de désir qui vient couper les voies de passage trop officielles.

 

Chloé Cambet s'intéresse à la peau des murs, à leur moulage. Un produit d'empreinte est appliqué sur leur surface, puis décollé, il est laissé au sol comme une pellicule informe détaillant le moindre grain mais dans la tentative vaine de mouler l'espace dans son entier.

 

Léo Hubert transporte à l'intérieur de l'espace une rambarde de béton venue du tremplin des jeux olympiques d'hiver à Grenoble. A l'échelle 1 la forme vient tendre l'espace, fabriquée  en fer à béton, éléments structurels, la forme s'impose comme sculpture.

 

Anaïde de Pachtère va s'habiller des lieux au cours de la soirée de vernissage. En fait il s'agit de la confection d'une robe à l'aide d'éléments issus de l'usage des lieux; en l'occurrence dans une école d'architecture: plans, maquettes... A la suite de cette activation, la robe sera installée dans la galerie accompagnée d'archives de situations.

 

 

Coordination :

esaaa : Didier Tallagrand

ensapv: Edouard Ropars

Etudiants, 4° année master design & espace.

Chloée Cambet, Julie Brachet, Julie Dos Santos, Léo Hubert, Elodie Michaud, Ghada Selten, Flor Traynard, Marion Genève,

Anaïde De Pachtère

 

 

 

 

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