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PÖLE |
Architecture, arts et philosophie |
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UNITE
DE PROJET |
Les
conceptions urbaines du projet d'architecture (2). L'espace
en commun. Expérimentations. |
Unité
d’enseignement : UEM7 102 +34 =136 h |
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Enseignant
Coordinateur : Jacques
Boulet |
Equipe
enseignante : Jacques
Boulet, architecte Eric
Daniel-Lacombe, architecte, paysagiste Catherine
Zaharia, géographe Anne
Philippe, architecte, cinéaste Chris
Younès, philosophe |
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Objectifs pédagogiques : L'objectif de cet enseignement de projet est d'aborder
"la question urbaine" à partir des pratiques diverses, artistiques
et architecturales, en tant qu'elles interrogent les représentations et les
usages de l'habiter en commun, de la ville, du territoire et du paysage. Semestre M9. L'espace en commun. Expérimentations. Les acquisitions attendues portent principalement sur le projet
d'architecture conçu comme l'expérimentation d'un ensemble de règles de
formation urbaine, distinctes des réglementations d'urbanisme. La conception
de l'espace ainsi mis en commun, de ses normes d'usage, de ses rituels
d'instauration, de ses conflits d'appropriation, déborde largement la
délimitation juridique des domaines publics et privés. La définition de
l'espace mis en commun, partagé, de ses règles de transformation et
d'espacement, invite à repenser ce qu'il est convenu d'appeler "l'espace
public" et à interroger sa signification politique. Les pratiques
artistiques contemporaines qui ont investi les représentations et les usages
de l'habiter en commun, de l'espace public, de la monumentalité, de
l'éphémère, de la nuit, etc, en proposant
d'autres "partages du sensible", d'autres intentions
artistiques pour d'autres attentions esthétiques à l'espace commun seront
particulièrement sollicitées. |
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Contenu :
La question urbaine reste ouverte, inquiète, en projet. L'idée même
d'une maîtrise de l'urbain ne semble guère avoir de pertinence au-delà de
quelques régulations partielles, préventives ou réparatrices, souvent altérées par des effets imprévus. La saisie d'un fait
social total, "l'habiter contemporain" demeure fragmentaire :
multiplication des descriptions partielles, inflation des doctrines
salvatrices, désuétude accélérée des politiques de la ville, des projets et
des réalisations. L'autre ville, celle d'hier, celle de l'ailleurs, celle
d'un futur déjà là, prend tour à tour
la figure de la promesse, du pardon ou du désastre. Alors comment penser "la question urbaine" du
point de vue de l'architecture ? Comment mettre en question la réponse
attendue et conforme ? Qu'en est-il des doctrines, des politiques, des
projets qui visent explicitement l'édification de l'urbain ? L'urbain,
l'urbanité, la civilité, en projet ne relèvent pas ou plus de l'évidence.
D'où la nécessité d'interroger autant les doctrines récentes du"projet urbain"
que le "projet urbain" des doctrines architecturales, dans leur
référence légitimante aux savoirs et expériences fragmentaires de l'urbain. Il s'agit
d'explorer quelle conception partagée du projet d'architecture (les
conditions de son opération critique, la nature de ses appareillages) peut
être engagée, en référence à une situation de politique urbaine précise. Une
question à décliner dans ses versions normatives : que devrait-elle être ?,
heuristiques que pourrait-elle être ?, sans négliger qu'elle pourrait ne plus
être une question et ouvrir ainsi sur d'autres régimes du projet
d'architecture. L'enseignement
et l'étude de projet procéderont : 1) D'un
corpus critique de références
artistiques, architecturales, urbaines et paysagères, corpus
donné et à constituer, pour repenser "l'en commun" de
l'espace urbain à diverses échelles, sur fond d'une philosophie politique
récente ayant questionné" le commun" et d'une esthétique
philosophique ayant posé le "partage du sensible" au fondement même
du politique. 2) De
thèmes ou de lieux conceptuels d'expérimentation, en bref d'une
"topique" du projet, fondant les intentions de projet ou son
positionnement doctrinal. Deux modes de cette topique seront explicitement
articulés : l'un discursif, argumenté et normatif ("ce qu'il faut
faire"), l'autre figuratif (modes, codes et techniques de la conception
figurée). L'élaboration de cette topique s'appuiera sur les apports
théoriques et les productions plastiques et expérimentales des enseignements
optionnels liés à cet enseignement de projet. |
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Organisation
de l’enseignement : -17
Séances alternant le travail sur place, individuel et collectif, les apports
critiques collectifs, les références et les connaissances utiles pour les
questions abordées, les évaluations. - Un
voyage d'étude défini en rapport avec le thème semestriel. |
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Préparation
du PFE Equipe de
base élargie à tout enseignant habilités à encadrer le PFE : Jacques
Boulet, architecte Eric
Daniel-Lacombe, architecte, paysagiste Catherine
Franceschi, géographe Anne Philippe, architecte, cinéaste
Chris
Younès, philosophe |
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Nature
des travaux demandés : - Un
projet de transformation urbaine impliquant la définition d'espaces communs,
publics et privés, dont le programme initial formulé par une institution au sein
d'une opération urbaine complexe est reformulé dans une visée didactique. Ce
projet peut être relié au PFE - Un
projet très court de concours réservé aux étudiants, à soumettre à l'accord
de l'équipe enseignante et relevant des
thèmes abordés. Ce projet peut être relié au PFE ou remplacé par un
travail sur le PFE. - La
présentation du projet de PFE Présentation
des travaux : La
présentation finale sera faite sous trois formes : - Un
carnet archivant les principaux éléments et les étapes du parcours d'études
effectué au long du semestre, projet et optionnels associés. - Un mode
"exposition publique". - Un mode
archivable |
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Mode de validationContrôle :
50 % continu / 50% final |
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