UEM7

Architecture et qualité environnementale

 

 

 

 

Heures encadrées : 102

Enseignant Coordinateur :       A. LIEBARD

Equipe enseignante : J.M. COGET, L. PENISSON, A. LIEBARD

 

 

Objectif

Le logement, constitue dans le contexte des pays développés et davantage encore dans les pays en développement, le principal « marché de construction » pour les décennies à venir, c’est à dire durant la période d’activité professionnelle de nos étudiants, qu’ils deviennent architectes ou maîtres d’ouvrage. Les préoccupations liées au développement durable interviennent à toutes les étapes du projet, depuis sa programmation jusqu’à l’exploitation collective et individuelle des logements et des équipements qui leur sont attachés

Contenu

 Le contenu de l’enseignement consiste à faire décliner par les étudiants, à toutes les étapes de leur démarche, les objectifs de la qualité environnementale, c’est à dire :

- Montrer que les indicateurs tels que la densité, les formes urbaines ou l’occupation du sol ne vont pas de pair (exemple : les tours et les barres des cités HLM sont peu denses),

Analyser les raisons pour lesquelles il existe des densités minimales au dessous desquelles la vie urbaine se dissout avec à la clé : gaspillage d’énergie, d’espace, de temps, et de potentialités humaines,

- Apprendre à voir – abstraction faite des critères esthétiques – dans chaque type de formes et de densité (maisons individuelles, zones pavillonnaires, grands ensembles, villes nouvelles, zones industrielles ou d’activité commerciale) la diversité des typologies urbanistiques et architecturales,

- Comprendre comment les règles d’urbanisme peuvent ménager l’intérêt général en orientant la forme du bâti, le plein comme le vide,

- Ouvrir la démarche architecturale au champ de l’environnement (et inversement) pour tenter d’éclaircir les rapports qui lient l’évolution du bâti à celui des ressources (y compris distribution et transformation) du territoire,

- Envisager le cycle de la matière et sa transformation en interface comme une composantes essentielle de la construction,

- Apprendre à décrypter les raisons d’un choix constructif en fonction de ses interactions sur le renouvellement ou l’épuisement des matières premières,

- Appréhender la nature des flux qui composent notre environnement (éléments naturels, énergies, informations, transport de matériaux et de population …) et évaluer comment ces états de la matière modèlent l’architecture (notamment l’enveloppe) et l’urbanisme. Apprécier leurs influences et discerner leurs intérêts,

- Définir des moyens et utiliser des outils pour visualiser la superposition et la mutation dans le temps des phénomènes naturels ou artificiels (bassin versant, couloir d’air, micro-climat, zone de bruit …) des aménagements, des entités administratives, de l’utilisation de l’espace, des réseaux …

- Situer les seuils (d’usage, spatiaux, d’échelle, d’intimité…). Absorber les conflits dans les zones tampons, friches, espaces semi-publics, serres,

- Analyser l’interface entre espace interne et espace externe qu’est l’enveloppe du bâtiment à partir : de son métabolisme (nature des différents flux qui transitent avec impact des échanges), de sa plastique (liée à la culture, la mode, la gestion de l’espace, le coût du foncier, l’évolution des techniques ou des règles d’urbanisme, …), de sa pathologie (dégradation, humidité, décollement d’enduit, fissures, pénétration d’eau, …) etc.

Nature

La démarche pédagogique consiste à amener chaque étudiant à prendre progressivement toute une série de partis (analyse écrite, exposé oral, choix d’un programme, partis architectural et constructif), justifiés par une analyse objective et lucide de leurs enjeux. L’enseignement annuel est donc structuré en trois étapes correspondant approximativement aux trois trimestres scolaires, à l’issue desquelles chaque étudiant est amené à faire un exposé oral, devant les enseignants et les autres étudiants, présentant son travail et argumentant ses choix personnels

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