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MEMBRES DE L’ÉQUIPE
CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS-CHERCHEURS
Pascal AUBRY
Architecte-paysagiste DPLG, DEA « Jardins, Paysages, Territoires
»
Paysagiste-conseil de l’État,
Maître-assistant à l’École d’Architecture
de Paris -La-Villette.
Andréas CHRISTO-FOROUX
Architecte DPLG, DEA « Jardins, Paysages, Territoires »
Chargé de cours à l’École d’Architecture
de Paris-La-Villette.
Rosa DE MARCO
Architecte DPLG, Docteur en géographie option architecture et paysage,
Chargée de cours à l’École d’Architecture
de Paris-La-Villette.
Philippe DUBOY
Architecte, Historien, Docteur en histoire de l’art et professeur
à l’École d’Architecture de Paris-La-Villette.
Mongi HAMMAMI
Architecte-paysagiste DPLG, DEA « Jardins, Paysages, Territoires
»,
Chargé de cours à l’EAPLV et chargé de recherche
au sein de
L’Équipe « Jardins, Paysages, Territoires ».
Nikola JANKOVIC
Architecte DPLG, DEA « Jardins, Paysages, Territoires »,
Chargé de cours à l’École d’Architecture
de Paris-La-Villette.
Olivier JEUDY
Docteur de l'Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne en
Arts et Sciences de l'Art, option Cinéma, Télévision
et Audiovisuel. Chargé d'enseignement en pratique et esthétique
des arts audiovisuels à l’EAPLV, à l'UFR d'Arts plastiques
et Sciences de l'art de l'Université de Paris I (Saint-Charles),
à l'UFR de Communication de l'Université de Paris VIII.
Arnauld LAFFAGE
Diplômé de l’Ensad, Plasticien-paysagiste,
Maître-assistant à l’École d’Architecture
de Paris-La-Villette.
Brigitte NAVINER
Architecte DPLG, Docteur de l’EHESS en anthropologie sociale et
historique option Architecture et paysage, Chargée de cours à
l’École d’Architecture de Paris-La-Villette.
Yann NUSSAUME
Architecte DPLG, Docteur en histoire urbaine option architecture et paysage,
Post-doctorats (Université de Kyoto, Université de Waseda,
Université Collège de Londres / UCL), Maître-assistant
associé à l’EAPLV et chargé de cours à
l’EHESS.
Philippe NYS
Docteur en philosophie, Maître de conférences, Directeur
de programme au Collège international de philosophie (CIPH) à
Paris,
Enseignant à Paris VIII et à Paris I (Sorbonne) en arts
plastiques.
Anne PHILIPPE
Architecte DPLG, DEA « Jardins, Paysages, Territoires » et
chargée de cours à l’École d’Architecture
de Paris-La-Villette.
Catherine FRANCESCHI
Géographe, Chargée de cours à l’École
d’Architecture de Paris-la-Villette
Michel VERNES
Professeur à l’École d’Architecture de Paris-La-Villette
Patrick DUGUET
Architecte, géographe-urbaniste
Maître-assistant à l’École d’Architecture
de Paris-La-Villette
Eric DANIEL-LACOMBE
Architecte DPLG, DEA « Jardins, Paysages, Paysages »,
Maître-assistant à l’École d’Architecture
de Paris-La-Villette
CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ASSOCIÉS
Augustin BERQUE
Docteur es lettres (géographie), Directeur d’étude
à l’EHESS, Directeur du centre de recherches sur le Japon
contemporain, Professeur invité à l’Université
du Myagi, Sendai, (Japon).
Cynthia GHORRA-GOBIN
Directrice de recherche au Centre National
de la Recherche Scientifique.
Pierre DONADIEU
Ingénieur agronome, Docteur en géographe, HDR, Professeur
à l’ENSP de Versailles, Directeur du laboratoire de recherche
de l’ENSP.
Yves LUGINBÜHL
Ingénieur agronome, Docteur en géographie, HDR, Directeur
de recherche au CNRS, Directeur du Laboratoire Ladyss, UMR CNRS 7533,
universités de Paris I-Panthéon-Sorbonne et Paris X-Nanterre,
Directeur du DEA « JPT ».
Philippe POULLAOUEC-GONIDEC
Paysagiste, Professeur à l’Université de Montréal,
Titulaire de la Chaire de paysage.
Alessandro CASAMENTO
Docteur de l’Université de Paris I - Histoire de l’art
Docteur en projectation architectonique de l’Université de
Palerme.
Adriana ARANEDA
Enseignante honoraire et conseillère de l’Université
nationale de la Plata en Argentine dans le cadre du projet Alpha-Réseau
Phuén.
PARTENARIATS À L’ÉTRANGER
CANADA
École d’Architecture de l’Université de Montréal,
Philippe POULLAOUEC-GONIDEC, Paysagiste.
CHILI
Université Centrale de Santiago, Adriana ARANEDA, Architecte DPLG,
Urbaniste.
ÉTAS-UNIS
Université de Californie, Los Angeles (UCLA), Cynthia GHORRA GOBIN,
Docteur es lettres (Géographie).
ITALIE
Consiglio nazionale delle ricerche (CNR) di Napoli ; Università
degli Studi di Reggio Calabria, Casalduni (province de Benevento, Campanie).
JAPON
Université de Waseda / Université de Tôkyô technologie
/ Université d’Ôsaka/
Université de Kyôto technologie / Université de Tôkyô.
TUNISIE
ESHE de Chott-Mariem – Sousse, Tunisie / Mastère «
Paysage, Territoire et Patrimoine », et l’École nationale
d’architecture de Sidi Bou-Saïd à Tunis.
PRINCIPAUX PARTENAIRES PUBLICS
FRANCE
Les divers programmes de recherche de l’Équipe permettant
de développer une expertise singulière. Là, nous
avons l’objectif de construire des actions avec des partenaires
(gestionnaires publics, ministères), acteurs des milieux et des
territoires (municipalités et organismes régionaux).
- Ministère de l’Écologie et du Développement
Durable :
Appel d’offre « Politiques publiques du paysage ; analyse
et évaluation des formations continues en matière de paysage
du l’ancien Ministère de l’Aménagement du Territoire
et de l’Environnement, du Ministère de l’Équipement,
des Transports et du Logement, et du Ministère de la Culture et
de la communication ».
ITALIE
- Une convention a d’ores et déjà été
signée avec la Mairie de Casalduni (province de Benevento, Campanie
– Italie) avec l’objectif de créer un Centre du Paysage.
- Création d’un mastère universitaire « Projets
de parcs naturels » avec l’Università degli studi Mediterranea
di Reggio Clabria.
PROBLÉMATIQUES
MOTS CLÉS :
Milieu, Paysage, architecture, territoire, infrastructures,
tourisme, ville, campagne, désert, nature, culture, jardin, démarches
sensibles et artistiques, processus de création, comparaisons internationales
Europe-Asie-Amérique-Méditerranée.
Parallèlement aux processus constitutifs de nouveaux territoires
urbains, le rapport sensible de l’individu à l’espace
et à la nature évolue, il crée de nouveaux lieux
et transforme les liens sociaux.
L’appréciation de ces formes s’effectue à travers
des modèles culturels de paysage. La prise en compte des données
paysagères dans le projet d’architecture ouvre une problématique
de dépassement de l’objet architectural proprement dit.
L’appropriation symbolique du paysage rend la préoccupation
paysagère essentielle pour renouveler de manière inventive
le rapport à l’espace contemporain et créer de nouveaux
liens sociaux sur le territoire. Ces processus de paysagement conduisent
à la recherche de leurs origines, modalités, variabilités
et perspectives dans diverses parties du monde.
Les recherches comparatives menées jusqu’à présent,
entre sociétés de cultures différentes, mettent en
évidence comment, dans chaque pays, l’aménagement
du territoire est pensé par les pouvoirs publics ; comment sont
produites les formes et les armatures urbaines, et selon quelles images
de la ville et de la nature ; comment enfin les habitants établissent
des relations esthétiques et symboliques à leur milieu de
vie.
Notre structure s’est ainsi enrichie de personnalités, en
cohérence avec notre spécialité et notre problématique
générale, issues de divers domaines de compétences.
Elle comprend des philosophes (Philippe Nys), des architectes-philosophes
(Nikola Jankovic), des géographes et architectes-géographes
(Augustin Berque, Patrick Duguet, Catherine Franceschi, Rosa De Marco),
des historiens (Jean-Pierre Le Dantec, Philippe Duboy, Michel Vernes),
des architectes-paysagistes (Pascal Aubry, Mongi Hammami), des plasticiens
et architectes-plasticiens (Olivier Jeudy, Arnauld Laffage, Anne Philippe)
et naturellement aussi des architecte/urbanistes (Andréas Christo-Foroux,
Eric Daniel-Lacombe, Brigitte Naviner, Yann Nussaume). Tous à des
degrés divers sont enseignants, majoritairement, à La-Villette
et parfois certains d’entre eux ont aussi une pratique professionnelle.
Il est important pour une grande partie de l’équipe de travailler
dans le même établissement parce que cela simplifie les communications
dans notre structure, mais aussi parce que d’un commun accord nous
souhaitons renforcer les liens entre notre équipe, nos axes de
recherche et l’enseignement dispensé à l’École
d’Architecture de Paris-La-Villette. Ce travail, par l’intermédiaire
de Pascal Aubry, Arnauld Laffage, Jean-Pierre Le Dantec, Brigitte Naviner,
a déjà largement débuté principalement dans
les séminaires de troisième cycle avec la mise en place
de transversaux comme le DEA. De même, cette année, l’intégration
de Yann Nussaume, Rosa De Marco dans l’enseignement du projet de
première année, de Catherine Franceschi, Anne Philippe,
Mongi Hammami en 4ème année, laisse présager la mise
en place d’une logique de l’enseignement de nos problématiques
et de nos résultats entre les trois cycles. Différentes
raisons justifient ce choix : tout d’abord, le besoin naturel de
transférer les connaissances acquises ; ensuite, plus concrètement,
le passage prochain au Li.Ma.Do. Et enfin, la mutation vers des écoles
nationales supérieures d’architecture qui devraient conduire
les structures de recherche à accroître leur contribution
à l’organisation de la pédagogie.
THÈMES DE RECHERCHE ET RÉSULTATS
ATTENDUS
1. PHILOSOPHIE ET « LIEUX » DU PAYSAGE
Philippe NYS, Nikola JANKOVIC
On considérera ici que le paysage est pris dans une tension -
tout à la fois technique, politique, esthétique et historique
- entre dispositif (Gestell dont l’horizon est un design total)
et disposition affective (Stimmung dont l’horizon est une expérience
formatrice), que celle-ci soit « vécue » par et dans
l’expérience d’une tonalité mélancolique
profonde devant la disparition inévitable de toute chose, dans
la vision d’un thaumazein philosophique émerveillé
et curieux devant le spectacle du monde, dans une vision extatique de
type mystique ou mystagogique ou encore dans une exaltation, elle aussi
émerveillée, devant la puissance de recréation et
de métamorphose générée par la technique et
ses machineries. Paraphrasant la thèse de Heidegger - « l’essence
de la technique n’est absolument rien de technique » -, et
la confrontant à la thèse de Benjamin, on interprétera
la question du paysage en disant que « l’essence du paysage
n’est rien de ’paysager’ ». C’est dans cette
perspective qu’il s’agit de penser les relations (étroites
et duelles) entre jardin et paysage, jardin et bâti ou ville et
paysage, leurs assemblages historiques ainsi que les noeuds, horizons,
points et champs d’intensités complexes tissés entre
ces polarités produits par l’art architectural.
Thème 1
Pittoresque marchand ou sublime technologique
?
Philippe NYS
Les recherches qui seront menées dans le cadre de La Villette s’inscriront
dans la continuité du fil directeur des recherches menées
au Collège international de philosophie (CIPH) depuis 1990, à
l’EHESS (1997-1999) et au Japon (Kyôto, Graduate School of
Environmental and Human Studies, 2000 – Meiji University Tôkyô
2001/2002). Ces recherches consistent en la construction d’une herméneutique
et d’une méta-poïétique des lieux de l’habiter
dont « Paysage » peut être considéré comme
le mot fédérateur, comme l’était « cosmos
» dans la pensée grecque archaïque, classique et hellénistique.
S’appuyant sur les arts in situ ou arts des lieux en général
qu’il faut comprendre, au minimum, in et ex situ (la strate anthropologique),
in actu (l’expérience, le projet), in visu (les re-présentations),
différents travaux ont été conduits collectivement
(1995, 1996, 1997, 1998), éditorialement (Ritter : 1997) et individuellement
(Nys : 1999).
D’un point de vue philosophique, il nous semble de plus en plus
nécessaire de relier généalogiquement et archéologiquement
(Foucault) les domaines de l’homme ici concernés (Castoriadis)
à la production contextuelle des savoirs (Latour), plus encore
à celle de l’opérativité engendrée par
les performances techniques (Peter Rice), des métiers et savoir-faire
impliqués dans la production contemporaine des lieux par le dessein
(Dürer, Brusatin), le design (Eames, Burgin), les media (McLuhan),
et les nouveaux matériaux, produisant aujourd’hui tout à
la fois un monde de choses et de non choses (Heidegger, Flusser).
Pour élaborer et éprouver ces perspectives théoriques
de manière spécifique, nous nous appuierons sur notre réponse
à l’appel d’offres du BRAU « art, architecture,
paysage ». Avec une équipe internationale et interdisciplinaire,
celle-ci consistera, notamment, à travailler à l’analyse
et à l’élaboration d’un pittoresque proprement
contemporain, à l’œuvre à l’échelle
de la planète à partir de trois terrains d’étude,
Ile de France, Chicago et son arrière pays, Tokyo. La beauté
moderne est-elle encore possible ou serait-elle désormais vouée
au pittoresque marchand de bas étage ou au sublime technologique
? Se trouvant dans une position plastique spécifique, différente
du beau et du sublime, le pittoresque est d’emblée et de
manière structurelle, capable de répondre aux préoccupations
esthétiques des masses car il permet d’associer volonté
créatrice, culture de masses et sentiment d’appartenance
identitaire. A la charnière des XVIIIème et XIXème
siècles, deux inventions techniques - les machines aériennes
et les technologies de l’image (photographie, vidéo, numérique)
- créent une situation nouvelle, devenue le pain quotidien des
masses humaines. La performance de la photographie aérienne, empreinte
cristallisée d’un morceau d’histoire spatiale, devient
l’un des éléments fondateurs de notre contemporanéité
en conjuguant, en une seule prise, deux pulsions anthropologiques fondatrices
de l’être-au-monde, le temps et l’espace. Avec la verticale
qu’elle offre, l’assujettissement des surfaces terrestres
et des vies qui s’y déroulent révèlent sans
pardon la puissance de modelage de la terre par la technique, destructrice
de formes autant que formatrice de couches. Outil visuel de l’aménagement
du territoire au XVIIIème siècle, le pittoresque lie et
implique une modification plastique des paysages, de leur perception et
de leurs usages, et ce, à partir d’un système de signes
et de codes organisant les rapports entre détails et grandes échelles,
ici et ailleurs, « moi » individualisé et dehors «
paysager ». C’est là que le massage (invisible) d’un
medium devient efficace (McLuhan) dans la mesure où le medium (l’objet
pittoresque) pénètre profondément et de manière
subreptice les consciences, organe et production d’une bulle spatiale,
témoignant pour la globalisation. Tel est l’horizon des recherches
qui seront menées et finalisées par différentes activités
et productions : publication des séminaires de la recherche dans
un ouvrage à paraître chez Champ Vallon, rédaction
de mots clés pour un dictionnaire du paysage (éditions Puf),
dictionnaire coordonné par Odile Marcel et Philippe Nys, traduction
du « Shin Sakuteiki » livre de Shigemori Mirei.
Thème 2
Paysage à l’ère des reproductibilités
technologiques
Nikola JANKOVIC
Cette étude – qui reprend un intitulé célèbre
de Walter Benjamin – se présente comme le premier volet d’un
projet plus large consacré aux paysages microbiosphériques
et aux paysages extraterrestres. Par-là, ce travail se propose
de mettre en évidence l’existence d’« enclos
d’éclosion » dans les paysages desquels l’humanité
a pu instituer, dans le rapport problématique de son appartenance
à la nature, sa relation écouménale à l’étendue
terrestre. S’appuyant sur une méthode kantienne, il s’agit
de passer en revue cette « onto-topologie » sous le jour d’un
régime de permanence et d’évolution de quatre «
schèmes » historiques : la « Clairière paradisiaque
» (1), l’« Île utopique » (2), la «
Serre métropolitaine » (3) et le « Parc humain »
(4). Ce thème s’arrête plus particulièrement
sur la mise en scène de la nature durant le Romantisme allemand
(Erdlebenbildkunst) ainsi que sur les dispositifs spectaculaires dio-,
pano- et géo-ramiques. Par la vastitude de son panorama historique
et géographique, il organise sous un jour nouveau une certaine
compréhension de la modernité occidentale. Commençant
par les premières représentations végétalisées
du Paradis, elle se termine sur l’exposé « onto-graphique
» des positions heideggeriennes inattendues à l’égard
de la zoologie de Jakob von Uexküll, de la physique quantique de
Werner Heisenberg et de la cybernétique de Norbert Wiener –
mais aussi des écrits récents de Giorgio Agamben (2002),
Jürgen Habermas (2002), Philippe Lacoue-Labarthe (2002), Jean-Luc
Nancy (2002) et Peter Sloterdijk (2002).
2. ÉPISTÉMOLOGIE
Rosa DE MARCO, Catherine FRANCESCHI, Mongi HAMMAMI.
C’est dans une acception large d’études des connaissances
que des recherches de nature épistémologique seront conduites
ici. Elles ne constituent donc pas a priori l’architecture, le milieu,
le paysage comme science, susceptible de faire l’objet d’une
épistémologie au sens strict du terme. Par contre, elles
explorent des modalités de connaissances possibles de ces domaines.
Dans un premier temps, l’accent est mis sur la question du paysage
et des lieux selon trois orientations.
En posant les lieux et le paysage comme objets spatiaux multidimensionnels,
il s’agira d’approfondir les possibilités d’une
connaissance sensible de ces objets et d’un prolongement de cette
dernière vers une connaissance projective (Rosa De Marco).
En supposant le paysage comme somme d’une construction plurielle,
il s’agira d’explorer la question du paysage du point de vue
de la société arabo-musulmane dans le Maghreb et le Moyen-Orient
et en comparaison avec les points de vue occidentaux et extrême-orientaux
existants (Mongi Hammami).
En suspendant toute définition a priori de l’architecture,
du milieu, du paysage, il s’agira de déployer dans ses dimensions
textuelles et contextuelles, un mode spécifique de connaissance
à partir des mots et de leurs usages, en langue française
et comparativement avec d’autres langues européennes (Catherine
Franceschi).
Si l’architecture, le milieu, le paysage ne sont pas enclos dans
le champ exclusif de la science, les méthodes mises en œuvre
pour développer leur connaissance n’en répondent pas
moins à la rigueur et à l’exigence de toute recherche
scientifique. Ainsi d’un approfondissement des notions elles-mêmes
dans diverses langues européennes, à une investigation des
modes de connaissances sensibles et projectives d’objets spatiaux
et à l’exploration du paysage d’autres univers culturels,
la diversité de l’approche épistémologique
envisagée ici contribuera à une production non dogmatique
de connaissances.
Thème 1
De la connaissance sensible à la connaissance
projective
des lieux et du paysage
Rosa DE MARCO
En partant d’une réflexion sur la rhétorique actuelle
de l’espace, cette recherche aborde la question de la connaissance
des lieux et du paysage à partir de leurs composantes concrète
et sensible. La question d’une sémantique propre à
l’espace se pose et trouve dans la multiplicité des dimensions
constitutives de la spatialité les arguments de son dénouement
(R. De Marco, 1994, 2000). À ce sujet il a été nécessaire
de remettre en discussion, suivant la méthode du raisonnement dialectique,
certains points concernant la définition du lieu. L’approfondissement
des différentes approches disciplinaires et le croisement de la
notion de lieu avec les notions d’espace et de paysage ont été
fructueux pour parvenir à une définition asymptotique du
lieu qui prend en compte sa spatialité propre et qui est liée
plus à son devenir et à sa nature sensible qu’au concept
qui lui est associé dans la sphère purement théorique.
Cette approche présuppose que la question épistémologique
relative à des objets spatiaux – comme les lieux et le paysage
– ne peut pas faire abstraction de la concrétude, de l’expérience
et de l’agir humain qui interviennent dans leur institution tant
physique que mentale. Cette recherche se base ainsi sur l’hypothèse
que le sensible constitue une source de connaissance qui ne s’oppose
pas à l’intelligible, mais qui s’affiche plutôt
comme une manière complémentaire sinon alternative d’appréhender
la réalité spatiale. D’autre part, le croisement de
cette hypothèse de connaissance sensible avec celle de connaissance
valable formulée par les épistémologies constructivistes
permet de prolonger le champ d’investigation de cette recherche
dans une dimension projective, strictement liée tant à l’«
exercice intentionnel de la raison » qu’à l’agir
humain.
Du point de vue spécifiquement spatial ces hypothèses impliquent
que la connaissance sensible du lieu et du paysage se prolonge dans l’intention
d’agir ainsi que dans l’action sur le réel, à
travers lesquelles la connaissance même trouve sa « validité
» ou pour mieux dire sa « faisabilité » (2003).
Ainsi la lecture, la détection de la spatialité propre au
lieu et au paysage et le projet la concernant ne sont pas dissociés
au sein du processus cognitif.
Ce dispositif théorique a eu une première application –
notamment pour ce qui concerne la phase de la connaissance sensible –
sur un cas d’étude issu du milieu rural – le sommet
d’une montagne – qui toutefois a fait l’objet d’une
riche activité d’urbanisation. Néanmoins, des approfondissements
et des vérifications supplémentaires de ce dispositif sont
nécessaires pour sa mise au point tant théorique que méthodologique.
L’évolution de cette recherche peut être donc schématisée
en trois phases distinctes :
A. La vérification de la partie concernant la connaissance sensible
par son application à d’autres cas d’études,
élargis notamment au milieu urbain, comme la place ;
B. L’approfondissement et la mise au point de la partie concernant
la connaissance projective :
a. du point de vue théorique par l’exploration des nouveaux
paradigmes de connaissance – comme par exemple ceux basés
sur l’abduction ou l’inférence – appliqués
aux objets spatiaux comme les lieux et le paysage. Il s’agit de
voir si et comment le processus de conception – le projet –
en prolongeant la connaissance sensible dans la dimension projective,
peut être considéré comme un acte de connaissance.
b. du point de vue de l’application pratique, par l’étude
de projets spécifiques qui, partant de la connaissance sensible
d’un lieu, puisent dans cette dernière les bases même
de la conception ;
C. La recomposition et la synthèse de ces deux phases concernant
: l'une, la connaissance sensible et l'autre, la connaissance projective.
Thème 2
Une épistémologie du paysage à
partir du mot et de ses usages
Catherine FRANCESCHI
Une épistémologie du paysage est possible en prenant comme
point de départ le mot paysage et ses usages. C’est cet abord
qui sera développé dans cette recherche. Il suppose une
conception du langage où le mot est symbole et la dénomination
une forme de symbolisation.
Les résultats de recherches déjà obtenus de ce point
de vue sont les suivants :
- concernant l’origine de la notion : précision du moment
d’invention de la notion dans diverses langues européennes
en soulignant les points communs et spécificités de chaque
langue (1998) ; rôle et fonction du paysage au moment de son invention
; place du paysage parmi d’autres phénomènes intervenus
au même moment (perspective, nouvelle vision du monde, etc.)
- concernant la structure d’évolution du concept de paysage
: repérage d’une structure en trois temps à l’intérieur
de laquelle peuvent être dépliés tous les usages passés
et présents du paysage. (Franceschi : 2000)
- concernant le paysage dans son rapport à la représentation
et à l’implication du sujet qu’elle suppose : prise
du paysage dans le champ de la représentation ; explicitation du
moment de rupture de la représentation au sens classique du terme
introduit par les avant-gardes du début du XXème siècle,
et de ses conséquences sur la question du sujet ; repérage
en retour du champ épistémologique dans lequel les conceptions
actuelles du paysage se développent.
Le projet de recherches se développera simultanément dans
trois directions.
1. Une analyse précise des occurrences du mot en langue française,
dans tous les domaines où il est en usage : histoire de l’art,
sciences humaines et sociales (géographie, ethnologie…),
philosophie, architecture, paysagisme et jardinisme mais aussi dans les
domaines juridiques et politiques. Un enrichissement par l’étude
des termes équivalents à paysage, dans d’autres langues
européennes, repérés par le biais des traductions.
2. Un développement sur la question de la représentation
en privilégiant quatre moments : l’antiquité (Platon
et Aristote) ; de la renaissance au XIXème siècle en lien
avec la perspective centrale ; les déplacements opérés
par les avant-gardes au tournant des XIXème et XXème siècles
; la situation actuelle.
3. Une réflexion concomitante sur la question du sujet percevant,
regardant, concevant. La question de la transcendance et de l’immanence
sera mise en tension avec les déplacements intervenus depuis l’invention
de l’inconscient par Freud.
Les résultats à attendre de cette recherche sont de trois
natures distinctes. Il s’agit :
1. Des précisions sur le contenu même de la notion de paysage
à différentes périodes de l’histoire en soulignant
les continuités et les ruptures en langue française et dans
d’autres langues européennes.
2. D’une explicitation des univers conceptuels et des filiations
épistémologiques des « théories » actuelles
sur le paysage, dont celles d’Augustin Berque (médiance)
et d’Alain Roger (artialisation) pour ne citer que les plus formalisées,
ainsi que des réalisations qui s’effectuent au nom du paysage.
3. D’une interrogation sur les possibilités de renouvellement
ou non du concept et de ses usages face aux questions urbaines et environnementales
à l’œuvre dans les sociétés d’aujourd’hui
qui s’expriment sous les formes diverses de la mondialisation, du
développement durable, des dé-territorialisations, etc.
Ce projet sera prolongé, selon les mêmes principes méthodologiques,
tant par des études comparatives relatives aux concepts équivalents
à celui de paysage dans d’autres langues européennes
que par l’analyse des méthodes développées
pour intervenir sur les lieux, au nom du paysage, dans différents
pays.
Partant des recherches effectuées sur le terme de « paysage
», un travail de même nature sera mené sur la notion
de milieu.
Thème 3
Pour une théorie du paysage arabo-islamique
Le sensible comme philosophie du visible et de l’invisible
Mongi HAMMAMI
Chaque peuple appréhende son paysage selon ses propres canons
culturels mais aussi en fonction du rapport d’échange qu’il
entretient avec son milieu respectif, tout en ayant un schème d’écoumène
approprié. Pour l’édifier socialement comme la valeur
singulière qui s’élève dans les esprits, le
paysage dans la culture arabo-islamique est-il pensé comme la source
première dans laquelle puise pleinement une manière de voir
et d’imaginer le monde ?
Vivre dans un paysage qui enchante ou qui répond au désir
de l’œil et de l’âme, signifie qu’on est
amené à partir de la flèche (du temps et de l’espace)
à prendre conscience de son épaisseur, de ses logiques de
fonctionnement, de ses dimensions et de ses échelles de lecture
et de représentation. Dans cette optique, le paysage est donc le
moteur de la perspective sociale qui embraye la perception ou qui déclenche
la sensibilité et l’attention de l’être humain
par rapport à son environnement : c’est ce qui fait jaillir
la motivation paysagère. À partir de cette conjoncture,
il est simultanément une construction historique, sociale, culturelle
et géographique.
Si le paysage est la somme d’une construction plurielle, comment
est-il saisi ou défini dans la culture arabo-islamique ? En quoi
et comment ce paysage est-il révélateur d’une assise
identitaire, ou instaurateur d’un lieu ou d’un non-lieu ?
Pour les Arabes et les musulmans, le paysage est-il assimilé à
la nature ou bien assimilé à l’urbain ? Pour mieux
le saisir, comment est-il représenté ?
Ainsi, l’axe de cette recherche pose une problématique qui
s’érige au travers d’un questionnement de l’histoire
arabo-islamique (d’avant et pendant l’Islam). Il tente d’apporter
des éclairages sur ce que peut être le paysage aux yeux de
la société arabo-musulmane qui n’est guère
aveugle devant ce qui ravive sa propre vision du monde.
En termes de nature, de paysage et d’architecture, trois approches
constituent le coeur de la présente recherche :
1. UNE APPROCHE À CARACTÈRE THÉORIQUE, ÉPISTÉMOLOGIQUE
ET HISTORIQUE :
Elle consiste à établir l’état des savoirs
ou des connaissances sur la question du paysage arabo-islamique, de l’habiter
urbain (la ville) et de l’environnement naturel (le désert),
sur la base de l’analyse des manuscrits historiques, des textes
littéraires, des traités d’architecture, des peintures,
des fresques ou des mosaïques… qui apportent des éléments
de réponses au champ d’investigation que préfigure
cette recherche.
2. UNE APPROCHE À CARACTÈRE PRATIQUE :
Elle se situe dans une optique de reconnaissance paysagère de l’urbanité
des grandes villes arabo-islamiques (exclusivement celles du Maghreb).
3. ENFIN, UNE APPROCHE COMPARATIVE :
Entre la théorie du paysage occidental, la théorie du paysage
de l’Extrême-Orient, et la signification que revêt le
paysage arabo-islamique dans le Maghreb et le Moyen-Orient.
3. HISTOIRE ET CIVILISATIONS MODERNES
Jean-Pierre LE DANTEC, Michel VERNES, Philippe
DUBOY, Sabina VILLA
« L’histoire est un roman vrai » a écrit Paul
Veyne. Roman en ceci que toute production historique finit par prendre
la forme d’un récit. Récit qui, lui-même, suppose
un narrateur inscrit dans une histoire singulière, tributaire des
préjugés de son milieu, des passions du moment et des idéologies
dominantes de son époque : l’historiographie de la Révolution
française, de Michelet à Furet en passant par Lavisse ou
Soboul, est, à cet égard, édifiante.
Toutefois – ce point est capital - l’histoire entretient avec
la vérité un rapport de nature radicalement différente
de celui qui lie cette dernière au roman. Si le roman en effet,
du moins lorsqu’il atteint à l’art, produit des effets
de vérités spécifiques différentes des vérités
scientifiques « classiques », l’histoire, elle, est
régie par un système précis de lois issu de la méthode
scientifique dans toute sa rigueur : méfiance systématique
vis à vis des travaux antérieurs, y compris les plus réputés
; mise à jour, découverte, vérification et étude
directe des sources (archives écrites ou dessinées, témoignages,
recoupements de ceux-ci, analyse des objets au moyen des techniques archéologiques
les plus pointues ; probité scientifique absolue…), rejet
systématique de la fiction pour « combler » les vides
du savoir ou « répondre » à des interrogations
... En tant que rameau de l’Histoire tout court (et non pas, comme
cela s’écrit ou se pense trop souvent, en tant que sous-ensemble
d’une discipline scientifique singulière appelée «
histoire de l’art »), l’histoire de l’architecture,
de l’art des jardins et du paysagisme ne saurait échapper
à cette ambiguïté constitutive de la discipline à
laquelle elle appartient. Laquelle (à supposer qu’elle ne
soit pas instrumentalisée par une idéologie partisane au
service d’un intérêt particulier – nationaliste,
économique, clanique, religieux…), a moins pour objet la
connaissance vraie et exhaustive d’un passé ir-re-présentable
par définition, que la production d’un savoir de plus en
plus fidèle et détaillé à propos de celui-ci.
Savoir destiné à fournir aux vivants des outils fiables
de mémoire, toujours à repenser et à réactualiser,
à partir desquels chacun puisse se situer, s’orienter dans
le présent et se projeter dans le futur. Bref, exercer aussi lucidement
que possible sa liberté.
Tel est en tout cas l’esprit qui anime le sous-ensemble de l’équipe
dont les travaux relèvent, pour l’essentiel, de l’histoire.
Ceux-ci, dont certains déjà effectués au sein de
l’équipe ont donné lieu à des publications
, s’orientent actuellement dans les directions suivantes :
Thème 1
Les relations entre l’art des jardins de
l’époque art déco
et les interventions paysagistes
Jean-Pierre LE DANTEC
Pour faire suite à un précédent travail de recherche,
mené pour le ministère de l’Environnement et ayant
donné lieu à la publication du livre Le Sauvage et le régulier.
Art des jardins et paysagisme en France au XXème siècle,
dont il a été remarqué à juste titre qu’il
manquait d’aboutissement sur ce point, une recherche nouvelle est
en cours d’élaboration associant une doctorante Isabelle
Glais, concernant les relations entre l’art des jardins de l’époque
art déco et les interventions paysagistes de type nouveau (urbaines,
accompagnant les grandes infrastructures – autoroutes notamment
- et/ou relevant d’une politique d’aménagement territorial
à grande échelle) au cours des années 30-50 - le
rôle d’Henri Prost et de ses équipes étant ici
central.
Thème 2
Encyclopédie du pittoresque
(Projet de livre Édition Picard 2005)
Michel VERNES, Sabina VILLA
Le thème de cette recherche est centré sur la production
d’une encyclopédie du pittoresque, ouvrage qui proposera
à ses lecteurs une vision à la fois prospective, étendue
et détaillée de ce qu’on nomme comme éléments
le « mouvement du pittoresque » et que l’on date du
18ème siècle et du 19ème siècle. Une cinquantaine
d’articles révèleront les dimensions intellectuelles
et matérielles qui débordent son cadre d’origine,
celui du paysage et des jardins pour devenir une manière de voir,
de penser, de s’approprier et d’aménager la nature,
d’attacher les mots aux choses et les choses au regard ; in fine
de conférer à celui-ci le pouvoir de reconnaître et
de transformer notre monde, de le mettre en image pour le mieux posséder
et s’approprier à ses aspirations.
Les différents aspects des voyages, des encyclopédies et
musées pittoresques seront présentés comme la cause
et le développement logiques des tableaux et jardins pittoresques.
Thème 3
Art, architecture et industrie : la construction
du territoire
Philippe DUBOY
L’objet de cette recherche est le rapport existant entre architecture,
art et invention de territoire dans la culture des avant-gardes du XVIIIème
et XXème siècles à partir de deux textes de Le Corbusier
:
1. « Un standart meurt, un standart naît » 1925
2. « En Allemagne » 1914
En premier lieu, comme témoignage du fondement historique de la
formation d’un architecte au début du XXème siècle
et de la culture des avant-gardes, on restituera La construction des villes
(1910-1918) regroupement de manuscrits, notes et fiches de lectures de
Ch. E. Jeanneret. Ces derniers rendent parfaitement compte de la culture
de l’histoire pendant la première guerre mondiale, époque
de la naissance de l’urbanisme, dominée par l’histoire
des villes comme illumination et fondement du plan.
Dans un deuxième temps, deux éléments de cette culture
seront révélés :
LA CRÉATION D’UN PAYSAGE « ITALIEN » AGRICOLE
ET INDUSTRIEL EN FRANCE AU XIXÈME. SIÈCLE ET LA GARDENSTADT
D’HELLERAU (DRESDE) :
Pour comprendre la création du premier on relèvera les indices
de l’industrialisation des campagnes à partir site «
italien » de Clisson. Cette promenade publique, la Garenne Lemot
(1805), servit de caution publicitaire a la politique gouvernementale
de renaissance économique de la région. Une première
réalisation de Lemot dans l’Oise en 1802 nous permettra de
développer la recherche sur la région parisienne selon les
thèmes suivants : une ère nouvelle ( les progrès
de l’agriculture, les conditions de vie, l’urbanisation des
campagnes), Les nouvelles traditions (l’enseignement agricole, les
encouragements), l’aménagement du territoire comme moyen
de pacification et de spéculation, les antécédents
(Turbilly, Clisson, Belle-Ile), les théories (Sinclair, Thaer,
Dombasle, Fellemberg) et les modèles (Howfil), les colonies pénitentiaires,
Grignon et les réalisations.
Pour décrire Hellerau, « L’atelier de l’art
futur, le laboratoire d’une humanité nouvelle », cette
cité jardin, réalisation du Werkbund allemand, paradigme
de la construction du territoire du début du XXème. Siècle
et application des principes de Garden City, on approfondira entre autres
:
- le rôle de l’ouvrage de Muthesius Das Englische Haus en
1904
- la Dalcroze Schule comme point de rencontre de l’avant-garde.
Ces investigations successives feront l’ouvrage de divers articles
et dans les années futures d’un ouvrage sur l’ «
invention standard » du territoire.
4. ARCHITECTURE, URBANISME ET ANTHROPOLOGIE DU
PAYSAGE
Augustin BERQUE, Yann NUSSAUME, Patrick DUGUET,
Eric DANIEL-LACOMBE, Brigitte NAVINER, Andréas CHRISTO-FOROUX.
Dans le cadre du programme d’habilitation 2002-2005, nous avions
pris pour objectif, dans le cadre du projet scientifique, l’observation
et l’analyse des processus constitutifs des nouveaux territoires
urbains, périurbains et ruraux. Parmi les quatre axes retenus,
le premier - les pensées du paysage et de la ville - et le deuxième
- les vocabulaires et les dispositifs visuels des pratiques disciplinaires
dans l’aménagement urbain et paysager - étaient spécifiquement
centrés sur les transformations des liens entre ville, architecture
et paysage. Au cœur de ce programme, Frédéric Pousin
étudiait les conditions d’apparition de la notion de paysage
urbain et le vocabulaire des concepteurs. Hélène Jannière
questionnait les pratiques et les savoirs spécifiques de l’urbanisme
et du paysage. Yann Nussaume précisait les liens entre géographie,
culture et processus de création architecturale et urbaine. Muriel
Rosemberg interrogeait les images de l’urbain et du paysage dans
leurs rapports au savoir géographique. Augustin Berque en tant
que chercheur associé à l’équipe dirigeait
un programme sur l’habitat insoutenable.
Seules les problématiques de Yann Nussaume et Augustin Berque
ont pu être finalisées. Elles demeurent deux des grandes
thématiques de cet axe de recherche. Leur contenu a été
enrichi par les diverses investigations effectuées ces deux dernières
années.
Aussi, Yann Nussaume, collaborant déjà avec l’université
de Kyôto Technologie pour son thème, s’associe avec
Patrick Duguet. Ensemble, ils souhaitent accentuer les liens avec le laboratoire
Space Syntax et conforter l’analyse des processus de création
des paysages urbains et périurbains, à partir des systèmes
de circulation.
Avec l’arrivée d’Eric Daniel-Lacombe comme enseignant
à l’EAPLV et comme nouveau membre de l’équipe,
et la « promotion interne » d’Andréas Christo-Foroux
et de Brigitte Naviner, qui a achevé sa thèse sur l’économie
du paysage en juin 2002, un autre sujet a été formulé,
de nature à renforcer l’interdisciplinarité de cet
axe de recherche sur l’architecture, la ville et le paysage. Il
porte sur les sources de l’invention des formes urbaines et paysagères
et les éléments de méthode permettant de les analyser.
Nous avons recherché la complémentarité possible
de ces différents thèmes en termes de contenus.
Thème 1
L’habitat insoutenable
Augustin BERQUE
Dans le cadre du même programme, sont actuellement en préparation
les opérations suivantes :
1. Du 20 au 27 septembre 2004, colloque international "Les trois
sources de la ville-campagne", à Cerisy-la-Salle.
2. D'avril 2005 à mars 2006, au Nichibunken, coordination du projet
"Nihon ni okeru sumai no fûdosei.jizokusei / Sustainability
and mediance in Japanese habitation".
3. Publication des actes du colloque de Cerisy.
4. Publication d'un ouvrage de synthèse sur les cinq premières
années du programme (2001-2006).
Thème 2
Milieux, processus de conception architecturale
et analyse
Yann NUSSAUME, Patrick DUGUET
Existe-t-il une influence du milieu (A. Berque, 1986), des liens unissant
culture et environnement, sur le processus de création d’un
architecte contemporain ? Telle est l’interrogation qui a été
à l’origine de l’élaboration de ce thème
de recherche. Il s'inscrit dans le sillage d'une problématique
dont l'initiateur fut le philosophe japonais Watsuji Tetsurô (1889-1962)
et au développement de laquelle Augustin Berque a largement contribué.
DEUX ARCHITECTES JAPONAIS ET LA PROBLÉMATIQUE DU MILIEU
Pour y répondre, une première étude a été
menée au sein de l’Équipe « Jardins, paysages,
territoires » en 1999-2001 dont l’objectif était de
définir l’incidence du milieu nippon sur Andô Tadao
et Takamatsu Shin : deux architectes contemporains japonais dont l'éthique
est apparemment opposée.
UN SIÈCLE DE THÉORIE ARCHITECTURALE JAPONAISE ET LA MESURE
DU PAYSAGE
Dans le cadre du programme 2002-2003, nous avons élargi cette étude
en nous focalisant, non plus uniquement sur le travail de deux créateurs,
mais sur le contenu de quelques textes fondamentaux de la théorie
architecturale japonaise contemporaine de la fin du XIXème et du
XXème siècles (Nussaume, 2004). Toujours dans une perspective
écouménale, nous avons, par ailleurs, analysé le
rôle du milieu sur la notion de détail (Nussaume, 2003).
Ces recherches ont contribué à mieux cerner les influences
du milieu tant sur le processus d’élaboration que sur l’objet
architectural fini. Elles ont favorisé l’acquisition de nombreuses
connaissances sur l’architecture japonaise contemporaine. Plus globalement,
elles nous ont apporté des premiers éléments de réponses
concernant la question : quels sont les effets de la modernité
lors de sa confrontation avec un milieu traditionnel ?
Toujours dans le cadre du programme 2002-2003, nous avons également
débuté en association avec l’Université Collège
de Londres des investigations sur les liens possibles entre le concept
de milieu et les outils développés par un de ses laboratoires,
le Space Syntax. Est-il possible d’identifier et de mesurer les
effets du milieu sur l’espace ? Pour répondre à cette
interrogation, nous avons mis en évidence la nécessité
d’une approche herméneutique, prenant en compte les différences
de perception des milieux étudiés.
MILIEUX, ANALYSE ET APPROCHE HERMÉNEUTIQUE
Un des objectifs de ce thème de recherche pour 2003-2004 est de
continuer à approfondir les connaissances acquises.
En ce sens, nous poursuivrons nos investigations sur les effets du milieu
nippon sur l’architecture japonaise suivant trois directions :
- en précisant les rapports à la modernité de l’architecte
Kazuo Shinohara à partir de ses textes et de ses plans. Notons
que par rapport à ce sujet, nous avons déjà débuté
des recherches en collaboration avec le Professeur d’histoire de
l’Université de Kyôto technologie et ses étudiants
(Matsatsugu Nishida, Edouart Vigreux, Julien Brochet, 2003). Ce travail
conduira dans les années à venir à la publication
d’un ouvrage collectif.
- en nous interrogeant sur les choix des matériaux et leur sens
chez Kengo Kuma. Ce thème fait suite au travail entrepris sur le
détail. Il sera effectué sur la base d’un corpus de
documents en japonais afférents au travail de cet architecte.
- en développant la notion d'architecte (Nussaume 2003, Matsatsugu
Nishida 2004) et les rapports dans l'architecture traditionnelle entre
le concepteur de l'édifice et du jardin. Par rapport à cette
problématique, un travail comparatif historique et analytique sera
mis en place, s'appuyant sur des exemples français pris à
différentes époques. Ces recherches aboutiront à
l’organisation d’un colloque franco-japonais.
Aussi, dans le but de continuer à établir des liens avec
les recherches du laboratoire Space Syntax de l’Université
Collège de Londres, un projet de recherche a été
déposé auprès de la communauté économique
européenne (voir annexe). Deux autres problématiques seront
développées dans ce nouveau programme :
Tout d’abord à partir d’une approche historique, on
analysera l’évolution de la mise en place d’une approche
herméneutique, prenant en compte les spécificités
culturelles et géographiques au sein des théories de l’art,
de l’architecture, de la ville et du paysage.
La recherche, toujours fondée sur une approche herméneutique,
approfondira l’usage des techniques de Space Syntax appliquées
à l’analyse des paysages (Duguet, Nussaume, 2002).
Thème 3
Invention des formes urbaines et processus de
démarche paysagère
Eric DANIEL-LACOMBE, Brigitte NAVINER, Andréas
CHRISTO-FOROUX
Le paysage est une discipline par essence transversale. Cinq propositions
pour une théorie du paysage, première publication du DEA
« Jardins, Paysages, Territoires », en offrait une illustration
réunissant les points de vue du praticien architecte-paysagiste,
du sociologue, du philosophe, du géographe, de l’agronome-écologue.
Cet axe de recherche, basé sur cette interdisciplinarité
et transversalité, s’inscrit dans un jeu entre théorie
et pratique, entre cadre universitaire et pratique professionnelle, entre
approche sensible et approche scientifique.
Les formes des espaces publics urbains méritent une attention
renouvelée. Il est important d’en connaître le répertoire
et les échelles d’expression. Mais il faut aussi en comprendre
les conditions de création. Celles-ci dépendent à
la fois des conditions économiques ou politiques, et des significations
que les habitudes urbaines ont attachées à ces lieux.
Notre approche se concentrera plus volontiers sur le « paysage
urbain » perçu comme le spectacle de l'activité de
la ville sur un fond défini par des continuités sensibles
et culturelles, telles la vitesse de déambulation, la sonorité,
les lignes de ciel, la présence des arbres, de l’eau, et
les éléments distinctifs d'ordre architectural… Le
paysage ne se confond pas avec le territoire mais il ne saurait s’en
détacher totalement. Le paysage constitue un certain idéal
du territoire auquel il confère une valeur symbolique supplémentaire.
Cette recherche ne tend pas à fournir une histoire exhaustive
des formes urbaines et paysagères, mais plutôt à fournir
des éléments de méthode pour les analyser. Plus particulièrement
nous porterons notre attention sur les sources de l’invention des
formes urbaines et les processus de démarche paysagère qui
offrent à la fois de nouvelles conditions de vie collective et
de nouvelles formes d’autonomie créatrice, ou de capacités
d’appropriation des lieux, aux individus. Il s’agit alors
d’en montrer la pertinence dans les conditions de la production
contemporaine du paysage en s’intéressant, par priorités,
à un aménagement producteur d’espaces de vie collective,
elle-même créatrice de rapports sociaux. Ce travail s’appuie
sur l’analyse de projets paysagers dans des situations observées
au cours des quinze dernières années.
5. ART ET PRATIQUES PAYSAGÈRES
Arnauld LAFFAGE, Pascal AUBRY, Olivier JEUDY,
Anne PHILIPPE.
La présente recherche consiste à étudier les différentes
pratiques artistiques qui développent des scénographies
mettant en situation des espaces urbains et paysagers. En investissant
un lieu et en inventant une mise en relation du geste producteur avec
le contexte physique et symbolique, les artistes plasticiens déplacent
les catégories qui structurent notre rapport au lieu, à
l’architecture et au paysage. Leurs mises en œuvre induisent
d’autres modes de perception et de représentation, d’autres
modes de lectures des lieux. Pour interroger la singularité de
ces démarches artistiques créatrices de contexte, nous analyserons
les mises en place de dispositifs d’expérimentation, les
temporalités des différentes mises en œuvre d’espace
et les interprétations auxquelles elles donnent lieu.
Nous étudierons également les relations de dépendance
entre les pratiques artistiques liées à l'espace urbain
et paysager et les dispositifs de représentation audio-visuels
(photographie, cinéma, vidéo, télévision,
informatique). En distinguant notamment les pratiques artistiques in situ
et les scénographies urbaines ou paysagères créées
à partir des techniques de simulation, notre recherche tend à
dégager ce qui est en jeu dans nos rapports aux lieux, à
développer nos questionnements sur l’imaginaire urbain contemporain
et sur l’invention de nouveaux paysages.
Ce thème réunit un ensemble de personnalités ayant
des formations et des pratiques complémentaires autour d’une
problématique afférente aux démarches favorisant
la prise en compte de la pratique et de l’action in situ. Cette
recherche s’inscrit dans un jeu entre démarches universitaires
et pratiques artistiques et professionnelles.
L’axe « Art et pratiques paysagères » stipule
trois thèmes distincts :
Thème 1
LECTURE DU PAYSAGE À TRAVERS LES PRATIQUES
ARTISTIQUES
La lecture de certaines œuvres de l’artiste vidéo Bill
Viola a permis de soulever des interrogations concernant des traits fondamentaux
du paysage : les temporalités multiples, l’implication du
spectateur dans l’œuvre, le lien entre le lieu de l’œuvre
et la psyché humaine (Anne PHILIPPE, 1994) . Nous formulons donc
les interrogations suivantes auxquelles nous allons essayer de répondre
lors de ce nouveau programme pluriannuel :
· Certaines œuvres d’artistes contemporains opèrent-elles
des déplacements dans notre rapport au lieu et au paysage ?
· La contextualisation de l’œuvre participe-t-elle à
leur lecture ?
Le corpus de cette thématique s’étend à des
pratiques artistiques diversifiées :
Les œuvres en milieu urbain
L’étude des textes de lois légiférant les pratiques
artistiques, la correspondance entre artistes et commanditaire, le choix
des lieux géographiques des œuvres, les interviews d’artistes,
constitueront un premier corpus contribuant à préciser les
attendus de la commande publique et la position des artistes face à
ces attendus.
D’autre part qu’en est-il des artistes dont les œuvres
s’inscrivent en dehors de la commande publique ? Quels nouveaux
réseaux émergent dans ces pratiques ? Quelles évolutions
du statut, du rôle et de la place de l’artiste cela préfigure-t-il
? Quels déplacements des enjeux symboliques peut-on y repérer
?
Les arts visuels figurant la ville
Le cinéma et la vidéo ouvrent un autre champ privilégié
où les modalités de notre rapport aux lieux se déclinent
de manière complexe, mettant en jeu une circulation des regards
et des temporalités multiples. L’échelle des cadres,
la puissance du hors champ, la durée des plans et le rythme du
montage sont autant des spécificités liées au langage
cinématographique qui transforment la lecture du paysage dans la
mesure où celui-ci s’inscrit dans un récit se déployant
dans la durée.
Les arts de la scénographie et les pratiques de muséographie
Un nouveau genre d'exposition prend place dans les musées, ces
expositions d'immersion qui proposent au visiteur de déambuler
dans des reconstitutions modifient le statut et les perceptions du visiteur.
Ce thème de recherche sera abordé en association avec Florence
Belaen, chercheur-associé au laboratoire CRCMD (Centre de Recherche
sur la culture, les Musées et la Diffusion du savoir) à
l'Université de Bourgogne.
Thème 2
Les pratiques artistiques à l’échelle
urbaine et paysagère
Un récent projet de recherche (Olivier Jeudy, Arnauld Laffage,
2003) consiste à étudier les différentes pratiques
artistiques qui participent au renouveau des sites industriels dans les
villes fluviales. Les nouveaux modes de relation qui s’instaurent
entre les artistes, les architectes et les paysagistes, pour répondre
notamment aux politiques de réaménagement des friches industrielles
urbaines, changent le panorama des pratiques et des conceptions artistiques
liées à la ville. Nous voulons montrer en quoi la valorisation
des interactions mises en œuvre entre artistes, et professionnels
de l’aménagement amène plusieurs démarches
artistiques travaillant à l’échelle urbaine à
se repositionner. Nous étudierons cette mutation des pratiques
artistiques à travers l’analyse de plusieurs stratégies
de mise en valeur de sites industriels fluviaux, développées
en France et en Allemagne.
Nous précisons que plusieurs membres de notre équipe de
recherche animent également, depuis 5 ans, deux unités de
séminaire de 3ème cycle à l'École d'architecture
de Paris La-Villette, l’une en « Arts et Scénographies
urbaines », l’autre en « Démarches et projet
de paysage ». Le séminaire de recherche en « Arts et
Scénographies urbaines », dirigé par l’enseignant
plasticien Xavier Juillot, est un lieu de réflexion sur l’imaginaire
urbain lié aux pratiques artistiques contemporaines. L’équipe
d’enseignants plasticiens et théoriciens en art contemporain
qui anime ce séminaire, propose de développer avec les étudiants
d’architecture des scénographies plastiques dans des lieux
urbains et paysagers. En juin dernier un stage pédagogique, encadré
par Xavier Juillot, s’est déroulé sur le site du Port
Nord de Chalon sur Saône. D’autres stages pédagogiques
sur ce même site industriel portuaire sont prévus pour l’année
scolaire 2003-2004. Nous étudierons l’évolution de
ces expériences d’expérimentation sur le site, en
étudiant la possibilité d’organiser un Workshop qui
réunirait des étudiants de différentes écoles,
en Art, Architecture et Paysage.
Thème 3
Schématisation des regards contemporains
sur le paysage
Dans un certain nombre de disciplines telles que l’architecture,
la médecine, le paysage, les exigences des praticiens, enseignants,
chercheurs, dans le domaine de la sémantique présentent
un caractère particulier qui est celui de l’opérationnalité
et de l’efficacité professionnelle.
Pour approcher les conditions selon lesquelles une représentation
d’environnement pouvait être reconnue « en tant que
» paysage, nous avons élaboré un système de
test.
Ce « sondage - paysage » a pris la forme d’une projection
d’images retenues dans les manuels scolaires parce que le mot paysage
figurait dans leur légende. Des groupes de profils variés
ont été soumis au sondage. Il leur fallait classer les images
selon quatre catégories : de plus à moins « paysage
». Il en est ressorti que la notion de paysage était en définitive
assez précise : Bien que subjective, elle relève d’une
culture assez largement partagée, mais émoussée et
qui nous conduit à utiliser par inadvertance, comme s’ils
étaient synonymes, les mots paysage et environnement. La présence
d’un horizon physique ou culturel, une certaine largeur de champ
et une profondeur de l’espace représenté, une organisation
de celui-ci, une large présence d’éléments
naturels ou rattachés à l’idée de nature et
enfin une émotion esthétique semblent indispensables pour
qu’une représentation d’un espace concret puisse être
considérée comme paysage. Mais, depuis 1991 , de nouveaux
« points de vue » sont apparus, permettant maintenant l’invention
paysagère. Ils sont liés aux moyens de transports, et notamment
à l’automobile et à l’avion. Nous prenons pour
hypothèse que les travaux de certains photographes et cinéastes
ont participé à une nouvelle schématisation du regard
de nos contemporains.
Un prolongement à l’axe de recherche de 1991 apparaît
donc : l’élaboration d’un nouveau test qui nous permettrait
d’identifier les nouveaux modes d’invention paysagère
apparus depuis dix ans.
L’exploitation des ouvrages de Yann ARTHUS BERTRAND et de Alex S.
MACLEAN , constituera la première phase de cette recherche.
ACTIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES
DEA « Jardins, Paysages, Territoires »
Le laboratoire est engagé dans l’École doctorale «
Espaces, Sociétés, Aménagements » qui rassemble
les Universités de Paris I, Paris IV, Paris X, Paris VIII, l’École
Normale Supérieure de Lyon et l’École d’architecture
de Paris-La-Villette et 4 de ses membres, Pascal Aubry, Jean Pierre Le
Dantec, Arnauld Laffage, participent à l’enseignement du
programme du DEA ainsi que deux de ses membres associés, Augustin
Berque et Pierre Donadieu.
Le grand nombre des doctorants inscrits au DEA « Jardins, Paysages,
Territoires » (cf. liste ci- jointe) fournit un vivier considérable
dans lequel nous devons pouvoir sélectionner de futurs chercheurs.
C’est l’une des responsabilités premières que
se fixe le laboratoire que d’encadrer solidement ces futurs candidats
à la recherche en les intégrant dans un véritable
milieu de recherche et en les faisant bénéficier d’un
tutorat en la matière, en leur permettant de prendre part aux actions
de recherche du laboratoire. Ainsi le laboratoire devrait-il mieux jouer
son rôle de laboratoire d’accueil de l’École
doctorale Espaces, Sociétés, Aménagements.
Formation Paysage de I’École d’architecture de Paris-La-Villette
Par ailleurs le DEA et le laboratoire offrent des perspectives de formation
à la recherche pour les étudiants qui ont suivi la formation
au paysage de l’EAPLV, notamment l’Unité de projet
de 3 cycle « La démarche de projet dans l’interface
Architecture/Paysage » (responsables Odile Hamburger, Arnaud Laffage)
Projet ALFA Réseau PEHUEN
Ce projet concerne un programme de formation de troisième cycle
universitaire intitulé « paysage, environnement et villes
». Il s’inscrit dans un programme d’échanges
universitaires entre l’Europe et l’Amérique Latine,
le programme ALFA. Ce programme financé par la Communauté
Européenne, encourage les actions de formation de ressources humaines
de haut niveau.
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