>Coeur Défense à Paris-La Défense

Localisation à Paris La Défense

Maquette

La Grande Arche et l'axe de la Défense

Esplanade

Entrée avec l'atrium

Coeur Défense

Coeur Défense

Batiments bas

Bâtiments hauts

Atrium

Descriptions et impressions des étudiants
 

Eva Urquijo Nina Baniahmad

Ce projet se situe au centre du quartier d´affaires de la Défense à l´emplacement  de l´ancien siège d´Esso de la première génération. Son architecte - Jean-Paul Viguier-a créé un ensemble de 190000 m² de bureaux sur un total de 350000 m², qui se compose de deux tours  (161,0 m hauteur) et trois bâtiments bas écrits sur le même style.

L´Atrium est l´élément le plus important, un lien pour chaque bâtiment et le lieu de la communication et du mouvement. Tout le personnel y passe pour accéder aux différents espaces. Pour les employés, il devient l´espace entre l´extérieur et l´intérieur, pour le public, il reste encore fermé et inaperçu.  Le projet est en plus développé dans le concept de la façade, double peau qui participe à la circulation d´air à l´intérieur des bureaux. Elle devient un élément actif du système de ventilation et esthétique grâce au verre choisi, qui donne transparence et un maximum de transmission lumineuse.

Ainsi les rideaux entre les deux peaux,  qui évitent la transparence, créent différents  jeux sur la façade. 
L´espace du travail est vaste et clair.

On a une vue généreuse sur Paris.

Israel Gomez et Aikaterin Argyropoyloy

L’Etat a décidé en 1958 de doter Paris d'un quartier moderne de bureaux et de logements en poursuivant l’axe triomphal vers l'Ouest. L'opération délimitait un périmètre de 750 hectares. Elle a pris le nom de la Défense en raison de la statue de la Défense de Paris érigée à cet emplacement en 1883 à la mémoire de la guerre de 1870 (statue située aujourd'hui près du bâtiment d'Info Défense).

Inspirée par le Corbusier, la Défense préconisait l'absence de rues, la construction de tours en hauteur pour favoriser la lumière, la séparation des piétons et des voitures par le recouvrement des circulations (RER, train, métro, routes) d'une dalle piétonne entourée par une autoroute circulaire ; enfin un processus de construction industrialisé.

A la fin des années 1960, la Défense est frappée par une double crise, économique et architecturale. En 1976, alors que les bureaux manquent à Paris, 100.000 m2 de bureaux restent vides à la Défense, qui apparaît comme le symbole de la faillite de l'architecture moderne. 
 
Patrizia Machiodi et Stéfanie SlanecJean-Paul Viguier, concepteur de cet ensemble, a gagné le concours organisé par l’EPAD en 1991. En 2001 malgré une crise immobilière on finit les travaux.

Une des caractéristiques principales du bâtiment est l’utilisation du verre transparent et courbe, par rapport aux autres bâtiments de La Défense, où on a utilisé un verre coloré et plat. On peut retrouver la sensibilité esthétique de l’architecte dans  le bâtiment, par exemple sur les miroirs des ascenseurs où on a imprimé les plans du bâtiment.
La sécurité du bâtiment est assurée: il y a un système spécial pour entrer.

Pour un climat de travail plus agréable, on a prévu une cafétéria au sous-sol; pour y accéder, on doit descendre de la tour et passer par l’atrium, lieu de contact avec tout le personnel et avec la vie du rez-de-chaussée. Le climat social en est-il meilleur? Est-ce préférable de retrouver ses collègues de travail à la cafétéria ou à son étage? Est-ce mieux de sortir souvent du bâtiment ou faut-il rester toute la journée dans un même endroit? Tant de questions à soulever lorsqu’on travaille dans un tel milieu…
Pour finir, on peut tout de même souligner que Viguier a réussi à lier l’esthétique et la technique de ce gratte-ciel, ce qui finalement est le désir de tout architecte...

Domenico di Siena

La première tour de La Défense date de 1958; jusqu’à aujourd’hui quatre générations de projets se sont succédées. Ce changement continu assure la vitalité et la mise à jour des services et des technologies nécessaires pour gérer des bâtiments assez complexes et strictement liés à la rentabilité de leur exploitation. Ce qui touche dès que l’on met le pied sur l’esplanade de la Défense, c’est bien sûr la hauteur, mais aussi la sensation d’être dans un monde à part.

On a vite l’impression d’être sur une île artificielle où tout est bien étudié, projeté, terminé et chaque centimètre de terre, du sous-sol et du ciel est bien exploité. Les confins de cette île, dont l’environnement est complètement différent de tout ce qu’il y a autour, nous donnent très bien l’idée de cette artificialité. Très vite on se demande, sceptiquement, quelle est la place de l’homme dans cet endroit, mais aussitôt on s’habitue à ce monde et à sa nouvelle ambiance. Les différents objets architecturaux et artistiques bien placés sur le différents niveaux de la dalle nous fascinent et nous donnent l’irrésistible envie de maîtriser tous les espaces sous nos yeux.

Anne d’Iverny

Ce nouvel immeuble marque une étape nouvelle dans le développement du quartier des affaires de La Défense. Répondant à un programme de 190 000 m2 de bureaux accompagnés d’une salle de conférence et de services communs, il comprend deux tours de 38 étages et trois bâtiments bas de 8 étages implantés perpendiculairement à l’esplanade avec une couverture sur Courbevoie, reliés entre eux par un grand Atrium.

L’étroitesse des tours et leur décalage offre aux espaces intérieurs des vues étendues et une grande luminosité qui, en raison de la qualité du verre choisie, conserve son caractère naturel.

Cependant, dans la perspective de l’axe de La Défense à partir de l’Arche, l’ensemble a un caractère massif, compact qui bloque le regard. L’idée d’un Atrium, espace commun abrité, propice à la déambulation et à la rencontre, intermédiaire entre les espaces de bureaux et l’esplanade, est intéressante mais mal mise en œuvre en raison d’une échelle inappropriée et de la froide luminosité. Enfin, on peut espérer que les moyens sophistiquée de climatisation dans les bureaux tiennent leurs promesses…

Sharmily Guyot

Si j’essaie de regrouper les informations que j’ai de La Défense, je pense d’abord à la Grande Arche, projet construit à la fin des années 80, à travers lequel j’ai découvert ce «morceau de ville», avec ses immenses tours, sa dalle, son centre commercial. J’avais 11 ans.

Si pour certains, le quartier de La Défense représente une extension de Paris, le «21ème arrondissement», il reste pour moi un lieu à part, une sorte d’île « autosuffisante », un territoire propre avec un mode de fonctionnement en totale rupture avec le tissu urbain. Un mode de fonctionnement quelque peu désemparant d’ailleurs pour celui qui n’a pas l’habitude de pratiquer les lieux.

Dès la sortie du RER ou du métro, les accès aux différentes tours sont fléchés. Il faut suivre sagement la signalétique, emprunter les couloirs souterrains pour se retrouver du sous-sol 6 de La Défense au sous-sol 3 pour enfin accéder à l’esplanade, après avoir utilisé les différents escalators, escaliers, tapis roulant permettant de franchir les différents niveaux.

La sortie n’en est que plus surréaliste : après avoir arpenté les nombreux souterrains à la lumière artificielle, on se retrouve face au vent devant un paysage surprenant de tours sans fin, d’architectures de marbre et de verre. La présence si particulière du ciel qui descend jusqu’au pied des édifices donne une sensation de vertige.

En tournant le dos à la grande Arche, le Cœur Défense offre une perspective impressionnante et a une valeur significative importante. En remplaçant l’immeuble ESSO, plus assez fonctionnel ni rentable, ce bâtiment est donc au-delà de son architecture, le symbole d’une quête permanente vers l’optimisation maximum ne laissant pas de place au passé.