>Marne-la-Vallée

Localisation Marne la Vallée

Palais Abraxas

Les Camembert

La cour des Camembert

La facade des Camembert

Descriptions et impressions des étudiantS

Angela Matesanz et Caterina Sovani

D’un côté urbain, on peut dire que ces bâtiments de la fin des années soixante-dix ont un caractère monumental. L’échelle humaine s’y perd ... Mais tandis que les édifices publics où gouvernementaux peuvent chercher la monumentalité pour montrer un certain  pouvoir ou être représentatifs,  il est difficile de  trouver une raison à ce gigantisme dans le cas de logements.

Ces deux  opérations  urbaines ont une même structure spatiale, les logements se disposant autour d’un vaste espace commun. Cette cour est le résultat de l’espace bâti. Il n’y a pas un bon rapport entre les espaces publics et les logements. La grande place centrale présente une fonction principalement décorative, Bofil ayant pourtant pensé cet espace comme lieu de relation entre les habitants.

Si on établit une comparaison entre ces logements et les logements contemporains dans des pays comme l’Espagne ou l’Italie, on peut trouver des similitudes. Le  premier des bâtiments  analysés se rapproche des logements que l’architecte espagnol  F. Sainz de Oiza a conçu à  la fin des années quatre-vingt. Tous deux sont des édifices  qui abrasent  un espace central. Le bâtiment de Sainz de Oiza a été fortement critiqué pour sa nature fermée et  la difficulté des relations dans un espace si grand, non séparé. Le projet de Marne la  Vallée  se caractérise finalement par de grands axes qui accentuent le sentiment d’insécurité du lieu. 

De l’autre côté, les logements conçus par Bofill présentent des espaces de relation très pensés. Cet édifice se compose de trois éléments assez  clairs, l’Arc du Triomphe, le théâtre et le palais, à la différence du premier bâtiment analysé, qui  se compose de deux constructions complément symétriques. Dans ce cas, l’espace central est le résultat de la composition de deux bâtiments clairement différenciés, le théâtre et le Palais. Avec la forme semi-circulaire du théâtre,  Bofill a voulu créer une scène, qu’avec le temps les enfants ont investie. Sa forme, pet-être,  n’était pas la plus adaptée. La  vie actuelle n’étant pas la même que dans le classicisme, est-ce qu’on doit conserver ces formes?
 

Patrizia Marchiodi et Stéfanie Slanec

Dans les années 60 et 70 ont été créés plusieurs logements sociaux dans les villes nouvelles aux alentours de Paris. On a construit un réseau de transport public avec les RER. Un de ces projets se trouve à Marne-La-Vallée.
Si on compare avec les banlieues, qui ont eu une lente croissance, ces villes nouvelles se sont vite étalées. A Marne-La-Vallée il n’existe pourtant pas de qualité propre au lieu. Les raisons qui peuvent tout de même pousser les gens à s’y installer sont financières : la vie y est moins chère qu’à Paris. 

Le RER est loin de ces logements, « le Camembert » et le Palais de l’Abraxas, et ceux-ci sont entourés de grand rues. Il n’existe pas de cohésion entre les différents bâtiments, on sent que chaque projet a été créé indépendamment des autres. 

Ces deux logements («le Camembert» et le Palais de l’Abraxas) ne sont pas construits à l’échelle humaine. Ils rappellent les principes de l’architecture communiste, par laquelle on essaie de montrer le pouvoir de l’État avec de grandes dimensions. 
Tout cela (le site, la non-relation, la dimension,…) fait de ces logements une sorte de ghetto social, habité de à faibles revenus. Il ne faut pas concevoir les logements sociaux ainsi.