>Musée quai Branly à Paris

Situation à Paris

Plan rez-de-jardin

Vue extérieure (maquette)

Rampe

Plan masse

Plan fonctions

Premier étage et coupe du serpent

Descriptions et impressions des étudiants
 

Eva Urquijo, Nina Baniahmad, Angela Matesanz et Caterina Sovani


-Histoire du projet
Le  musée a été conçu afin de regrouper en un seul bâtiment toutes les oeuvres d’Afrique, d’Amérique, d’Océanie et d’Asie que se trouvent dispersées dans différents musées de la ville .

L’objectif est de donner un aspect scientifique et à la fois esthétique aux expositions, en montrant par exemple le contexte des œuvres. 

Le musée a été conçu par une équipe pluridisciplinaire : le président (Stephan Martin), le conservateur, les ethnologues et une personne qui s’occupe de la mise en place le musée…
Le concours a commencé en juillet 1999 avec des équipes d’ architectes françaises et étrangères comme Piano, Eisenman, Nouvel, Soler, Portzamparc, Koolhaas… Leurs propositions ont été mises à jour en novembre 1999. Nouvel a obtenu la première position et les deux places suivantes ont été attribuées à Eisenman et Piano.

L’équipe gagnante était composée de professionnels de différents domaines comme des paysagistes, des décorateurs, des experts en éclairage muséographique, … et pas seulement d’ architectes.

-Histoire du terrain
Le projet est situé près de la Tour Eiffel, sur le quai Branly, lieu riche en musées, mais aussi complexe parce qu’orné de bâtiments très significatifs. C’est un quartier bourgeois, tranquille et résidentiel. La largeur du site contraste avec le manque de mouvement et d’activités du quartier. De plus, le manque de communication est évident.

Au début la parcelle était une île marécageuse, donc le terrain n’était pas propice à la construction. 

Il a abrité ensuite beaucoup de fonctions : dépôt de sculptures en marbre (ce qui est en relation avec le projet actuel), garde meubles de la ville et terrain appartenant à l’exposition de 1937. Puis il est resté à l’état de terrain vague pendant plusieurs années. 

-Programme
Le projet s’adresse à tous les publics possibles, des spécialistes qui veulent travailler dans la recherche jusqu’aux gens qui viennent pour profiter l’atmosphère du jardin et du musée.

Equipement culturel riche: expositions, auditorium (500 places), médiathèque (250 places), théâtre d’été, photothèque…et un grand jardin de libre accès lié au quartier. 

Equipements de loisir: librairie, restaurant, terrasse, parking…

Espaces administratifs

Il n’y aura pas seulement pas de collections permanentes, mais aussi des expositions temporaires tous les trois mois.

1% seulement des oeuvres en leur possession sera montré (3000 montrés (3000m2), 300000 à la réserve (6000m2)). 

-Projet
La parcelle mesure 43.000m2 et on a construit sur moins de la moitié du terrain. Les règles d’urbanisme privilégiaient les constructions sur tout le bord de la parcelle, mais ce n’était pas l’idée de Nouvel: celui-ci a marqué les bords les plus longs avec le végétal et les plus courts avec le bâtiment. 

Le jardin a une surface de 19.000 m2. Il tient une place très importante dans ce projet; pour assurer la continuité du jardin, on a élevé le bâtiment sur pilotis. Le jardin est accessible de la rue du fait de la barrière perméable en verre. Les gens qui ne visitent pas le musée peuvent quand même profiter le jardin...
Relation avec les bâtiments voisins: à l’ouest, le musée prend la forme des cours des bâtiment de logements et il l’adapte eux, mais à l’est, une distance est créée pour des raisons de sécurité.

Le bâtiment s’adapte à la forme de la parcelle; il est allongé et courbe au Nord et au Sud il prend l’angle de la rue.

Le niveau Rez-de-Chaussée se caractérise par la continuité du jardin où s’intègre la salle d’expositions temporaires et le hall d’accueil.

Les expositions permanentes occupent la partie allongée qui s’élève sur le jardin. Une rampe donne accès aux expositions et préserve la continuité du parcours à l’intérieur. La rampe est un des éléments les plus importants parce qu’elle est le lien entre l’extérieur et les expositions; elle se forme comme un serpent et sa pente est très légère.
Il faut noter que Nouvel a pensé à protéger les œuvres des crues de la Seine avec une enceinte de béton et argile autour du bâtiment, ce qui n’est pas le cas de nombreux musée proches de la Seines, des réserves desquels cet hiver on a du enlever des oeuvres...

Il y a dans ce musée une manière particulière de montrer les œuvres puisque 85% d’entre elles sont dans des vitrines créées par l’architecte. Ces vitrines ont des avantages par rapport aux autres manières de montrer les oeuvres car on peut contourner l’œuvre et l’observer des tous les côtés. Elles sont de plus entièrement transparentes, ce qui fait qu’ on peut apercevoir tout l’espace à travers d’elles. 

L’architecte a pensé aussi à une autre façon d’exposer les ouvrages en dessinant un meuble-mûr changeant en hauteur (2-0,5m) et de largueur qu’il appelle «le serpent». Le mur partage l’espace d’information générale de l’espace d’exposition des ouvrages et information, lieu plus spécifique.
Les œuvres se trouvent dans un volume unique avec une hauteur de 9-10 m, mais chaque continent a son propre emplacement dans cet espace.

L ‘architecte profite de la lumière naturelle du sud pour éclairer le volume principal avec une façade vitrée de 200m de long. En plus, il protège les ouvrages avec un brise-soleil végétal.
L’autre façade a été traitée d’une façon différente par rapport au soleil, parsemée de boîtes carrées vitrées qui lui donnent un mouvement.

La palissade de verre qui fait la limite transparente entre le jardin et la rue s’emploie  aussi comme  protection au  bruit, support d’information et décoration avec des arbres sérigraphiés. Il symbolise l’ambiance du jardin.