>Muséum d'histoire naturelle à Paris

Localisation à Paris

Le Jardin des Plantes

Entrée

Vue intérieure générale

Salle des espèces menacées ou disparues

Passerelle

Restaurant

Cave

Descriptions et impressions des étudiants

Patrizia Marchiodi et Stefanie Slanec

Le muséum national d’histoire naturelle est situé dans le jardin des plantes. Il fait partie d’ une ensemble avec le jardin, la ménagerie, le micro-zoo, le jardin d’hiver ou grande serre, l’école botanique, le jardin alpin, le jardin interdit, la galerie de minéralogie et la galerie d’entomologie et la galerie de paléontologie et d’anatomie comparée.

Le Jardin royal des Plantes médicinales, inauguré sous Louis XIII, accueille en 1635 les premières collections. Grâce aux naturalistes voyageurs qui rapportent de leurs expéditions des végétaux et des animaux jusqu’alors inconnus, celles-ci se sont vite développées. Le cabinet d’ histoire naturelle à la fin du XIXe siècle enrichi par diverses expéditions recensait plus d’ un million de spécimens du monde entier.
En 1889, on construit la galerie de Zoologie. Pendant la deuxième guerre mondiale la façade est endommagée. Mal réparée, étant donné le manque de crédit, elle se dégrade et on la ferme en 1965. 

A la fin des années 80, on commence sa réhabilitation et sa réouverture est annoncée pour juin. Depuis ce jour la galerie a reçu plus de 5 millions de visiteurs. 
L’architecte Huidobro s’est chargé de la rénovation.  Il a travaillé avec une équipe d’architectes et de muséographes.  Le but principal était de maintenir au maximum l’ambiance du XIXème siècle et de concevoir un musée capable de suivre les besoins d’aujourd’hui tant techniques que représentatives. On retrouve le fonctionnement de l’ancienne bibliothèque du fait des revêtements de bois. Les nouvelles fonctions sont intégrées dans l’ancien ameublement : à la place des anciens livres, on trouve des vitrines en verre, des ordinateurs et des plaquettes d’informations pour les visiteurs. Pour l’éclairage des anciennes vitrines on a utilisé une technique complètement nouvelle : celle des fibres optiques, qui multiplient la lumière et permettent d’éloigner la source lumineuse très loin.

La lumière était une problématique très importante pendant la réalisation, étant donnée la conservation des animaux. De ce fait, le musée en général est très sombre. Le visiteur doit s’ habituer à l’obscurité dès son entrée. 
Le contenu du musée s’adapte aux visiteurs adultes comme aux enfants. On y trouve des jeux sur ordinateur et des plaquettes avec des informations spécifiques en plusieurs langues. En général le niveau d’ information est très profond, parce que on a travaillé avec des experts de métier. Cela se ressent dans les vitrines, où les animaux sont exposés selon leur rapport avec l’environnement (profondeur de l’espace vital des animaux dans la mer,…).

L’architecte a réussi à réunir les différents spécialistes et à harmoniser la technique avec le bâtiment ancien.

 

Domenico di Siena

Depuis l’entrée, on peut voir ce musée comme une grosse boîte avec des espaces autonomes, qui nous parlent de différents sujets, constamment en rapport avec la grande halle au centre.
 Suite au nouvel aménagement, beaucoup d’animaux ont trouvé leur place au-dehors des vitrines, la plupart dans la halle centrale, ce qui lui donne une force énorme.

La finesse des vitrines et la qualité de l’illumination permettent de bien apprécier le plus petit des objets exposés.
Parler de ce musée me permet de penser au rôle que doit avoir le musée dans la société. Il reçoit des témoignages, dévoile, apporte la connaissance et devient un outil pour la recherche.

Aujourd’hui, quel est l’intérêt de visiter un musée ? Qu’en est-il lorsqu’il s’agit de l’art ? Effectivement, quand on parle d’art, on peut donner au musée la possibilité de valider une œuvre. Le musée valide et donne crédibilité à une œuvre d’art. Mais aujourd’hui, à cela s’ajoute une nouvelle fonction, celle d’attraction touristique. Les musées de Paris sont en train de perdre touts les autres fonctions à cause de leur dépendance au tourisme…

Je n’ai cependant pas ressenti cette impression dans ce musée, mais il m’a permis de réfléchir aux différentes ambiances qu’on peut retrouver dans les musées.

On s’ouvre de plus en plus vers un maximum de public qui n’a pas forcément les moyens de «déchiffrer» ce que le musée lui montre. Je pense que le musée devrait être un espace public, un espace vécu, où les gens pourraient agir sans être limités par l’achat même d’un ticket d’entrée.

On devrait pouvoir y retourner plusieurs fois et redonner au musée une fonction d’apprentissage actif. Il faut que dans un musée, en plus de l’observation, on puisse faire autre chose que déjeuner dans une belle cafétéria ou assister à une conférence…