>Unesco

Maquette

Localisation à Paris

Place Fontenoy

Bâtiment principal

Intérieur Nervi

Salle de conférence

Jardin japonais Noguchi

Escalier extérieur

Salle de méditation (Ando)

Bureaux souterrains de Zehrfuss

Descriptions et impressions des étudiants
 

Angela Matesanz et Caterina Sovani

Quant à l’aspect urbain, on peut remarquer le rapport entre la parcelle et les éléments construits qui diffère des constructions des années soixante en limite de lots. Ici, les constructions sont dans l’espace intérieur et l’espace qui donne sur la rue est libre. Cette distribution met en avant un concept différent d’espace vide en tant qu’élément  pensé et  projeté avec les bâtiments. Ce n’est pas seulement le résultat de l’espace bâti. On retrouve ce concept dans l’apport de Zehrfuss, où les bureaux au sous-sol  dialoguent  avec les jardins en haut. Par contre tous les bâtiments ne présentent pas vraiment de liaison  entre eux. Ils sont  distribués comme des éléments  séparés, distincts.  Cela, peut-être pour souligner les différences culturelles représentées par l’UNESCO.

Le bâtiment principal est remarquable: le plan est organisé de manière à garantir le même apport de lumière dans tout l’immeuble et la solution du croisement central génère des espaces imprévisibles avec un jeu de volumes extraordinaire. Les apports de Nervi, Zehrfuss, et Breuer ont un rôle secondaire par rapport au bâtiment principal mais les bâtiments de Nervi et Zehrfuss se distinguent par une originalité  et une qualité architecturale. L’immeuble de Breuer, lui reste plus anonyme.
 

Israel Gomez et Aikaterin Argyropoyloy

Inauguré le 3 novembre 1958, le siège de l'UNESCO est l'édifice le plus international de Paris, si l'on compte, d'une part, les 186 États membres qui en font partie depuis le 1er juillet 1997 et, d'autre part, les plans de construction préparés en commun par trois architectes de nationalités différentes: l'Américain Marcel Breuer, l'Italien Pier Luigi Nervi et le Français Bernard Zehrfuss.

Le bâtiment principal situé Place Fontenoy, abrite le secrétariat de l'Organisation. Le bâtiment en forme de "Y", dit "étoile à trois branches", d'une hauteur de 28,75m et qui repose sur des pilotis est implanté sur un terrain de trois hectares. La surface de chacun des sept étages est de 3.270 m2.

La décoration du bâtiment, en harmonie avec l'architecture, est le fruit d'une coopération artistique internationale et représente un trésor artistique et culturel d'une grande valeur. On y trouve des oeuvres d'art de Giacometti, Le Corbusier, Miro, l'Espace de méditation de Tadao Ando…A l'époque, sur les neuf millions de dollars pour la construction, 191 000 furent consacrés à la "décoration artistique".

En revanche, pour les deux autres façades également incurvées, les auteurs ont pu laisser libre court à leur inspiration moderne : les lignes verticales et horizontales, des brise-soleil et des filtres solaires se combinent dans un jeu lumineux subtil.

Le bâtiment repose sur 72 pilotis de béton qui ont permis de dégager de l'espace pour les piétons et pour l'immense hall du rez-de-chaussée. Les architectes ont élevé le béton au rang de matériau noble grâce à leur maîtrise du béton brut de décoffrage.

Anne D’Iverny

En 1958, le projet, présidé par Walter Gropius, est constitué de l’immeuble en Y sur pilotis, mais aussi d’un bâtiment fait de voiles de béton cannelés et couvert en accordéon recouvert de cuivre, abritant la Grande Salle des Conférences et les salles de Commissions dessinées par Nervi. L’ensemble de bâtiments comporte aussi un petit édifice cubique de quatre étages, situé en bordure d’un jardin japonais dessiné par Isamu Noguchi.
 Puis, en 1965, est réalisée par B Zehrfuss une extension comportant 6 patios intérieurs et enterrés par lesquels le bâtiment souterrain, s’élevant dur deux étages, reçoit la lumière et l’ensoleillement. Enfin, un espace de méditation, dessiné par Tadao Ando est édifié en 1995.

Les contraintes imposées par la Commission des sites et du patrimoine ont donné naissance à des solutions architecturales innovantes, en particulier le bâtiment en Y et le bâtiment souterrain à patio. La forme en Y de la structure principale détermine trois espaces distincts qui communiquent physiquement et visuellement par le grand hall ; de plus, elle oriente et organise harmonieusement les divers éléments architecturaux et paysagers. Aux niveaux des étages, cette forme permet une disposition de tous les bureaux en façade avec toutes les qualités d’ensoleillement, de ventilation et de vue qui en résultent. Cependant, bien que Tadao Ando ait tiré le meilleur parti possible de l’espace qui lui a été attribué, l’espace de méditation semble, en raison de l’exiguïté de l’espace, comprimé dans son environnement.

Sharmily Guyot

On est encore surpris de découvrir les édifices implantés en cœur d’îlots dans un quartier bourgeois, contrastant avec les remarquables immeubles haussmanniens et surtout le voisinage prestigieux tel que les classiques bâtiments de l’Ecole Militaire. Fidèle à l’urbanisme moderne, seul l’alignement des arbres marque la présence des avenues qui délimitent le site. Pourtant, malgré ce contraste avec le paysage architectural environnant, le Palais de l’UNESCO semble complètement intégré, sa façade courbe et la faible hauteur du bâtiment principal apportant même une certaine soutenue à la Place Fontenoy en demi cercle. 
Les richesses artistiques recensées sont indéniables, cependant ce palais laisse se dévoiler quelques failles discrètes, certainement dues à des besoins économiques… L’Unesco aurait des problèmes pour entretenir les lieux…

Sur le côté, dans les couloirs quelques mobiliers défectueux semblent avoir échoués, sur les façades de l’immeuble principal des garde-corps se sont détachés et n’ont pas été remplacés, et d’autres détails du genre qui traduisent à petite échelle les difficultés que peut rencontrer l’organisme pour gérer son patrimoine.

Le jardin abrite la première réalisation à Paris de Tadao Ando, un «espace de méditation» qu’il est difficile de remarquer à travers toutes les réalisations alentours. Celui-ci marque néanmoins discrètement sa différence malgré l’utilisation du béton brut qui semble se calquer sur le bâtiment environnant. Son traitement d’une toute autre nature se distingue par sa présentation lisse, polie, plus contemporaine. Un peu émue de découvrir véritablement une réalisation de Tadao Ando, je remarque les caractéristiques des réalisations de l’architecte, la masse et les murs libres…Puis la descente lente de la rampe, la traversée de l’ombre et l’impression étrange de n’être ni dehors, ni dedans, juste au centre…

Même si inauguré en 1958, le siège de l’UNESCO reste pour un parisien trop discret tant par sa programmation, que par son importance en tant que monument ouvert au public. Difficile de l’extérieur de deviner les richesses cachées, le patrimoine artistique mais plus encore le témoignage vivant de toute une époque.