>Siège social Canal+, Paris (1991)

Plan masse

Entrée peu visible de la rue

Lisibilité difficile de la facade vitrée

Façade

Axonométrie du batiment

Parc semi–public

Plan R.D.C.

Descriptions et impressions des étudiants
 
Elise BYZERY_Paris / Joanna CZERNIAWSKA_Varsovie Zuzanna POLAK_Varsovie / Catinca POPOVICI_Bucarest

Site : angle rue des Cévennes/quai André Citroën, PARIS 15e
Architecte : Richard Meier (1934-, Newark, New Jersey, Etats-Unis)
Maître d'ouvrage : Cogedim Canal +
Réalisation : 1988-1992

Type de construction : structure en charpente
Surface : 45 000 m2

Richard Meier créa son agence à New York en 1963 et mena parallèlement à sa carrière d'architecte des activités d'enseignant à la Cooper Union (1962-1973), à Yale (1975-1977) puis à Harvard (1980-1981). Il est l'auteur de plusieurs maisons particulières dont la célèbre Douglas House à Harbour Springs (1973), somptueuse demeure qui surplombe le lac Michigan. Son travail sur la lumière, l'espace et la forme le rapproche de Le Corbusier. Il s'est forgé une solide réputation en matière muséographique et culturelle: Atheneum de New Harmony, dans l'Indiana (1976); High Museum of Art d'Atlanta (1983); musée des Arts décoratifs de Francfort (1984). Il construisit pour la première fois en France en 1989, à l'issue du concours pour la réalisation du nouveau siège de Canal Plus (photo 1).

_ Présentation :
Le vaisseau de "Canal+" se pose le long de la Seine au bord du parc André Citroën. L'oeuvre française de Meier reprend le vocabulaire classique de l'architecte : blancheur, modularité, plasticité. Les services administratifs se trouvent dans la partie vitrée donnant sur la Seine. Un grand atrium marquant l'entrée les sépare du bâtiment de production opaque donnant sur la rue des Cévennes.

Les façades de ce bâtiment comme dans la majorité de ces œuvres sont, de panneaux d'acier émaillés blancs sur de grandes façades opaques qui jouent avec les grandes baies vitrées des parties administratives.

La disposition intérieure sépare la zone des bureaux (côté André Citroën) répartis sur huit étages et les studios de télévisions (côté rue des Cévennes) sur quatre étages. Ces derniers sont en partie enterrés dans le sol suite aux réglementations sur les hauteurs dans le quartier. Leur accès peut se faire de la rue ou par les bureaux.
L'entrée du bâtiment marque une séparation physique des deux zones aussi bien dans le plan que dans les volumes et marque une transition entre les différentes hauteurs. La communication entre l'espace administratif et les studios se fait par des passerelles intérieures.

_Critique :
On ne sait pas ou est l'entrée! Alors que se trouve du côté de la Seine une très large façade avec un grand espace vert propice a une entrée, c’est d’ailleurs le premier endroit vers lequel on se dirige, celle ci se trouve sur le côté dans une rue plus petite.

La partie vitrée de l'édifice perd de son intérêt car il y a un problème de lisibilité : les utilisateurs y ont entassé leurs affaires et dossiers. Elle est peu lisible ce qui est dommage vu sa position en bord de Seine et en angle.

Au coeur du bâtiment se trouve un parc semi–public. Il donne au bâtiment un caractère plus humain et tranche avec la blancheur "immaculée" des façades. De plus sa position centrale l'isole des nuisances sonores venants du quai André Citroën.