>La commune de Noisiel

Vue de la chocolaterie Menier

Chocolaterie Menier devenu le siège de Nestlé

La confiserie

Entrée du siège social Nestlé

La halle Eiffel

Ancien moulin a cacao

Cité industrielle Menier

Plan de la Ferme du Buisson

Façade de la ferme

Une scène de la ferme / étable

 

Descriptions et impressions des étudiants

Kevin BONTOUR - Laurent SENIOR - Olivier - Sonsoles CARMONA SERRANO - Ingerborg BROUWER - Rita ROMAIN

Située au coeur du Val Maubuée, la ville qui s'étend sur 613 hectares.

La commune de Noisiel fait partie de la ville nouvelle de Marne la Vallée. En 2004 la population s'élève à 16 000 habitants. A la création de la ville nouvelle, en 1975 elle était de 3 600 habitants.

La commune de Noisiel est organisée autour d’une part de la cité ouvrière et du quartier historique, structuré à proximité de l'ancienne chocolaterie Menier. Et d’autre part dans le secteur plus residenciel de la Ferme du Buisson et celui de l'Allée des Bois. L'ancienne ferme appartenait au chocolatier Menier. Elle a été réhabilitée et accueille le Centre d'art et de culture depuis 1990;

 

1.1 Le Patrimoine :

Le patrimoine noisiélien s'articule autour de trois axes thématiques :

• Le patrimoine industriel, héritage des industriels chocolatiers Menier,
• Le patrimoine contemporain, issu de la création de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée,
• Le patrimoine vert, composé de parcs et d'aménagements paysagers répartis sur l'ensemble de la commune.

 

1.2. Les monuments historiques :

13 bâtiments de Noisiel ont été inscrits en 1986 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le moulin Meunier en fait parti

 

2. L’histoire de Menier

En 1816, Jean Antoine Brutus Menier est un fabricant de poudres pour les droguistes et les pharmaciens à Paris.
Sa spécialité : enrober les médicaments d’une fine pellicule de chocolat pour en masquer le goût.
Son ambition : produire des poudres de qualité dont il garantit l’origine et la pureté.

En 1825, il s’installe à Noisiel, au bord de la Marne, où il fait l’aquisition d’un moulin hydraulique et d’une chocolatierie.

En 1860, Emile Menier fait construire une usine neuve à Noisiel, par l’architecte Jules Saulnier et les ingénieurs Jules Logre et Girard.
Le nouveau moulin a la première façade à structure métallique porteuse au monde. Les façades sont décorées de céramiques vernissées. Plus tard, Stephen Sauvestre construira « la cathédrale », premier bâtiment en béton fretté. Gustave Eiffel dessine la Halle.

En 1867, la société Menier devient une véritable multinationale de la chaîne du cacao, et emploie 2000 employés. Pour s’assurer cette main d’œuvre, Menier va faire construire une cité ouvrière à proximité sur un modèle britannique. Le village est composé d’école, de magasins, de restaurants, d’une bibliothèque, d’une caisse d’épargne et pas loin de 312 logements ; le tout géré par une coopérative ouvrière.
En 1879, apparition de la première affiche publicitaire qui mettra en scène une petite fille
En 1988, la société est rachetée par Nestlé France.
En 1996, Nestlé France s’installe à Noisiel berceau du chocolat Menier. L’ancienne modernité de l’usine du 19ème où s’alliaient productivité et esthétique trouve aujourd’hui un écho dans cette restructuration imaginée par le cabinet d’architecture Reichen et Robert.

 

Visite du siège social de Nestlé France

Le pavillon d’accueil : c’est un élément totalement contemporain, qui a été conçu pour permettre une transparence sur le site. Il est situé à la croisée de l’axe de l’entrée et de celui de la rue Galerie.

Le moulin : c’est celui de 1872 qui a été imaginé par Jules Saulnier.

La confiserie : elle a été construite entre 1919 et 1923, abritant l’atelier de confection des pièces et bonbon à l’unité. Ce bâtiment sert aujourd’hui de cafétéria à l’ensemble du personnel travaillant sur le site.

La cathédrale : c’était la nouvelle chocolaterie qui fut construite entre 1905 et 1908 par Stephen Sauvestre et Armand Considère, c’est un bâtiment conçu autant pour faire le mélange de la pâte cacao avec le sucre que pour être visité. C’est aussi l’un des tous premiers bâtiments en béton armé, selon une structure « poteaux poutres dallées ».

Le pont hardi : il a été construit afin de reler le bâtiment à la rive droite. A noter, que l’arche du pont fait 44,50m, ce qui fut un record de portée à l’époque.

La halle Eiffel : les techniques évoluant, les serres du petit château furent remplacées par le bâtiment des refroidisseurs. La charpente métallique à poutrelles en treillis appuyées sur des colonnettes de fonte, s’apparente à la mise en œuvre des halles de Paris de Victor Baltard.

 

3. La Ferme du Buisson

3.1. Eléments d’histoire

La ferme du Buisson date du 15èmesiècle. En 1879, Emile-Justin Menier acquiert une grande partie des terrains de Noisiel dont la Ferme du Buisson. Liée à l’histoire des Menier, la ferme est significative du projet global des industries chocolatiers.
La grange principale, qui occupe le milieu de la cour, est construite en 1880 sur les plans de Louis Logre architecte. Le rationalisme de l’usine se retrouve dans la construction de la ferme. La réalisation s’achève entre 1884 et 1888 : construction d’une série de boxes avec pharmacie, infirmerie, habitation du gérant de la ferme, laiterie, réfectoire des ouvriers, ateliers de réparation, poulaillers, ect…
Cette « ferme modèle » sera un haut lieu de développement des innovations technologiques dans le monde agricole. En 1889, la ferme est électrifiée et équipée du téléphone. Elle accueillera le concours de machines agricoles de l'exposition universelle. Suite à la vente des biens de la famille Menier en 1968, l’Etat rachète la Ferme du Buisson. En 1979, suite a la création du centre d’action culturelle (CAC), le projet de réhabilitation de la ferme en lieu culturel s’impose. Inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1986, la Ferme du Buisson revit grâce à sa réhabilitation entreprise en 1988. Le Centre d’art et de culture a ouvert ses portes en 1990-91.

3.2. Disposition autour d’une cour

Modèle industriel type, cet ensemble présente 5 corps de bâtiments distincts, répartis sur 2 hectares :
- au centre, le bâtiment central de production (A), la grange étable
? de part et d’autre de l’étable, deux bâtiments destinés au stockage et à la maintenance
-situés de part et d’autre du portail et fermant le domaine, deux pavillons construits en 1884 :
-celui de gauche (D) était réservé au régisseur et une partie consacrée à l’élevage (poulaillers modèles)
-celui de droite (E) comprenait le logement du gardien et des ateliers d’intendance3.3. Eléments d’architecture caractéristiques

La grange étable (A)
- 85m de long, 28m de large, 23m de haut
-architecture extérieure correspondant à une distribution intérieure identique : allée centrale et deux rangées de stalles
-à l’intérieur : charpente métallique d’une portée de 27m, plancher d’une surface de 2400m2 pour une charge de 600 kg/m2
-décor extérieur : richesse due à l’ordonnance des briques, monogramme des Menier
La grange-est (B)
- construction : XVIIIe siècle
-79m de long, 10m de large
-existence de deux
La grange-ouest (C)
-137m de long, 18m de large
-reconstruction après l’incendie de 1884
-portail de façade avec deux oculus : rappel de la façade de la grange-étable3.4. Une réhabilitation exemplaire

La ferme de 1880 est, cent ans plus tard, en pleins travaux. Elle a été réhabilité par le cabinet d’architecture Grumbach et le cabinet de travaux Huet.
La grange-étable est devenue scène nationale avec un théâtre de 800 places. Seuls la charpente métallique, la couverture et les murs extérieurs ont été gardés. L’espace intérieur a été refait totalement. L'inauguration officielle a lieu le 15 février 1990.
La grange-est (B) comprend deux salles de cinéma (de 150 et 250 places), un restaurant en gestion privée et le Centre d’art contemporain.
La grange-ouest (C) devrait accueillir ultérieurement la bibliothèque publique du Val-Maubuée, une petite salle de spectacles, des studios de répétition.
Le pavillon de gauche (D) est aujourd’hui réservé aux bureaux et aux locaux de gestion du Centre d’art et de culture.
Le pavillon de droite (E) comprend le logement de gardien et une salle de réunion.

 

4.Le Chocolaterie

1860-1867 Jules Saulnier
Construction des bâtiments de la cour, du sous-sol, de la grande cheminée, de la grille d’entrée

1872-1874 Jules Saulnier
Le moulin Saulnier

1880-1890 Jule Logre
Jule Logre fait le bâtiment des refroidisseurs, grâce à une technique mise au point par le spécialiste du froid industriel Charles Tellier. Le nouvelle technique de refroidissement nécessite la construction d’un édifice adapté.

1906-1908 Stephen Sauvestre
La cathédrale et la passerelle et collabore avec Louis Logre à l’extension du bâtiment de dressage.
Grand constructeur d’hôtels particuliers dans le 18ième arrondissement de Paris. Depuis 1895 architecte de la famille, et collaborateur d’Eiffel pour la tour Eiffel.

1874-1911 Cité ouvrière

Grâce à un groupe scolaire, deux réfectoires, une coopérative alimentée par les produits d’une ferme mod1ele, une maison de retraite et même un cimetière, les employés de l’usine peuvent être complètement pris en charge par l’entreprise dan la tradition paternaliste du XIXe siècle.

Le projet, la construction de la cité sont propres à Émile Justin Menier mais sa gestion, sa durée incomberont à ses fils.
La cité devait survivre à son fondateur pour, au moins, deux raisons.
D'abord son efficacité est incontestable en matière de reproduction de force de travail, de paix Sociale, et plus généralement dans la prise en compte des intérêts patronaux.../
Noisiel devient une cité patronale à part entière, dirigée, contrôlée et gérée comme telle.
Nous souscrivons pleinement à cette définition du "système paternaliste" donnée par Gérard Noiriel, c'est : "l'ensemble structuré des moyens matériels, idéologiques et politiques utilisés par le patronat pour renouveler la main-d'oeuvre nécessaire au fonctionnement d'un process de travail déterminé".

Source : http://perso.wanadoo.fr/pone.lateb/la%20cit%E9.htm

Maîtrise d’œuvre :

Architectes : Reichen et Robert
Responsable du projet : Jacques Lissarrague
Paysagiste : Florence Robert
Responsable de l’architecture intérieure : Anne Carles-Stefano
Monuments historique : D. Lefèvre
Restauration de l’extérieur du moulin : Laurence Allégret et Michel Pieroni
Consultants éclairage et bureau de contrôle: Socotec

Source : Le moniteur architecture AMC, no 68, février 1996

Reichen et Robert :

Les œuvres correspondent au renouveau de l’architecture française contemporaine. Leur travail en profondeur fait que l’architecture échappe aux effets de monde, tout en rencontrant l’approbation d’un large public. L’attitude morale et professionnelle de Reichen et Robert est marquée par une volonté de modestie qui renforce la portée de principes architecturaux clairs et permanents : lisibilité des espaces par une distribution simple qui permet de transformer les usages sans détruire la forme préexistante, précision des détails afin de souligner les structures, délicatesse des matériaux qui engendre une luminosité intérieure.

Source : Monographie d’architecture Reichen et Robert ; Alain Rélissier, 1993