>Le Paris démoli

Descriptions et impressions des étudiants

Khassib DJOUADI - Aurélia SAVERY - Arnaud WEIST - Marion DRUART

La préface de Théophile Gautier dans le livre d'Edouard Fournier intitulé Paris démoli, traite de la vision de Paris après les grands travaux de restructuration de la ville et annexions des anciens faubourgs, entrepris par Haussmann entre 1853 et 1882. Et cela pour agir contre l'insalubrité et la vétusté, régler le problème de la circulation, revaloriser les monuments existants et reloger les ouvriers dans les quartiers périphériques.
"le Paris moderne serait impossible dans le Paris d'autrefois". Le sol de Paris et de toute autre ville n'est autre qu'une stratification de toutes les périodes de l'histoire avec en souvenirs quelques vestiges. Et même si l'on bâtissait à côté, nous dit Gautier, que deviendront ces monuments inutilisés. " C'est une loi fatale que nul peuple ne peut éviter." Il nous faut détruire et reconstruire pour avancer. Et c'est pour cela, nous dit Gautier qu'il existe des auteurs, tel Edouard Fournier, qui au travers de la littérature conserve et nous font partager les souvenirs du passé d'autrefois, du Paris Démoli.

Les propos de T.Gautier sont empreints d'une grande modernité, dans le constat d'un renouvellement urbain qui fait de la ville, une ville stratifiée et dans le rapport entre l'adaptation de la ville à la modernisation et le devenir du patrimoine culturel issu de l'histoire. Ils nous font rebondir sur notre situation d'aujourd'hui où l'évolution de la ville face à de nouveaux besoins de la société est tout à fait d'actualité. Il faut en faire émerger une problématique importante: quelle est la place de la ville ancienne dans la ville nouvelle?
On peut rapporter ce texte au site visité qui est en l'occurrence Paris Rive Gauche. Certes, plus d'un siècle sépare la réalisation des deux projets et qui sont dans des contextes sociaux, économiques, politiques et financiers différents mais il existe tout de même un parallèle à réaliser.

Délocalisation de la classe ouvrière du centre vers la périphérie de Paris

démolition de la Place St Germain (Paris)

CONTEXTES

Les travaux d'Haussmann au XIXème siècle sont inscrits dans le contexte de la Révolution industrielle qui exige un apport de main d’œuvre important. C'est ainsi qu'on assiste à une explosion démographique dans la ville due à l'exode rural. Il est vrai que l’insécurité, la prostitution, les naissances illégitimes se développent dans les villes ayant des difficultés à gérer leur croissance. La crise urbaine est liée aux difficultés d’adaptation que rencontrent les nouveaux arrivants. Il s’agit tout autant de pauvreté que de profonde inadaptation à la culture urbaine.
Haussmann s'inscrit donc dans une stratégie politique qui consiste à reloger la classe ouvrière dans les quartiers périphériques (1)de Paris afin de désengorger le centre de la capitale au profit de la classe bourgeoise. L'autre préoccupation première d'Haussmann est de régler les problèmes d'hygiène et d'insalubrité dans une optique d'ouvrir et d'assainir la ville et d’effacer l’image de la ville noire.

Quant au projet de Paris Rive Gauche, fin XXème début XXIème, a pour objectif de faire la liaison entre le vieux quartier du 13ème arrondissement et ses alentours, et de promouvoir la mixité sociale. Les besoins sont sociaux et économiques. La ville de Paris pendant un siècle a connu une forte urbanisation, en conséquence les assiettes foncières sont devenues très rares et chères et les besoins de la société sont en pleine évolution (technologique, etc..). Dès lors les autorités ont cherché à régler ce problème par la création de la ZAC (Zone d'Aménagement Concertée). C'est pourquoi plusieurs démolitions ont étés effectuées par exemple certaines industries dans un état très vétuste.


TRANSFORMATIONS

Haussmann, (1809-1891), administrateur et homme politique français, préfet de la Seine et urbaniste sous Napoléon III. Il remodela entre 1853 et 1869 la géographie de Paris afin de l'adapter aux exigences des temps modernes, concentrant ses efforts sur l'hygiène, la sécurité, l'éclairage et la circulation. Il créa à cet effet des services administratifs, financiers et techniques spécialisés.

L’agrandissement de la ville

L'annexion des communes enfermées dans l'enceinte de Thiers à Paris en 1860 augmenta le nombre d'arrondissements (qui passèrent à 20) et certains cimetières, comme celui du Père-Lachaise, furent annexés. L'édification d'immeubles bourgeois en pierres de taille contraignit la population ouvrière à s'installer hors de la capitale.

Les voies

Paris fut doté d'un système de voies et de places disposées en double réseau concentrique, reliées par des diagonales. Le centre de la ville fut éventré, et de larges avenues rectilignes furent percées sans souci de préserver les bâtiments anciens. La vieille croisée de la ville fut remplacée par des axes allant d'ouest en est (rue de Rivoli-rue Saint-Antoine) et du nord au sud (boulevard de Sébastopol-boulevard Saint-Michel), permettant de lier les grands centres administratifs et économiques aux gares de chemin de fer.

Les égouts

S'entourant de nombreux ingénieurs (Jean-Charles Alphand, Eugène Belgrand), Haussmann conçut le nouveau réseau d'alimentation en eau de la capitale (captation de la Dhuis et de la Vanne par Belgrand). Des réservoirs d'un type nouveau, des puits artésiens, des pompes et des conduites avec un plus grand diamètre fournirent l'eau en abondance et permirent ainsi un meilleur nettoiement des rues. Des égouts passant sous la Seine, nantis de collecteurs, recevaient les eaux usées des immeubles et en assuraient la circulation et l'évacuation : sous son impulsion, le réseau passa de 150 à 500 km.

Les espaces verts

Les deux rives de la Seine furent reliées par neuf ponts dont ceux de Saint-Michel et d'Austerlitz, tandis que les quartiers et les points névralgiques de la ville communiquaient par des avenues droites, capables d'absorber une circulation de plus en plus dense. Un certain nombre d'espaces verts (parcs, squares, jardins, etc.) assuraient l'aération de la capitale : bois de Vincennes à l'est, bois de Boulogne à l'ouest et parc Monceau au centre.

La ville lumière

Des becs de gaz alimentés par des conduites permirent d'éclairer les rues. En ce qui concerne la voie publique, on doit au plan haussmannien le remplacement des pavages par le macadam. On lui doit également les arbres en bordure des rues, les trottoirs et la priorité à droite.

Les innovations d'Haussmann eurent beaucoup d'influence sur l'urbanisme moderne en Europe, en Amérique latine et dans les colonies françaises éparpillées dans le monde. La ville de Paris est devenue un modèle d'aménagement urbain.

La conséquence prépondérante de la correction structurelle de la ville par Haussmann réside dans la création d'un nouveau tracé urbain régulateur qui est caractérisé par les percées, les places, les grands boulevards, l'alignement à la rue. Par l'annexion en 1860 des anciens faubourgs de Paris, délimités par l'enceinte des fermiers généraux, la surface de Paris s'en trouve doublée. Les objectifs de ces travaux sont :
- Revaloriser les monuments en les isolant et les reliant visuellement les uns aux autres.
- Agir contre l'insalubrité et la vétusté et établir partout des images de modernité: l'espace et la lumière.
- Permettre de circuler de gare en gare, de quartier en quartier.
Se faisant l'action de Haussmann bouleverse profondément la structure et le tissu du Paris médiéval sans pour autant détruire l'élément garant d'un rapport compatible entre l'architecture et la ville, parce qu'assujetti au réseau viaire et enveloppe du parcellaire, à savoir l'îlot. Avec Haussmann enfin, s'opère une rupture stratégique annonciatrice de la période moderne: la ville est soumise globalement à la classification, à la spéculation et au zonage. Ainsi s'établit un zoning de la ville: à l'ouest le quartier des bureaux et à l'est le quartier industriel et l'intégration des loisirs se fait par l'apparition des parcs urbains (Monceau, Buttes-Chaumont, Vincennes, Boulogne)Travail et travailleurs productifs sont expulsés du centre, la ségrégation sociale est désormais inscrite horizontalement dans l'espace urbain.

La destruction de Paris a été heureusement évitée, et les monuments de Paris ont fait l'objet de restauration et de travaux d'embellissement, depuis les années 60. La politique de grands travaux avec les zones d'aménagement concerte entraîne un développement de la ville de Paris. Les grands chantiers du président Mitterrand témoignent d'une architecture moderne s'inscrivant parfaitement dans son contexte historique : La grande Arche, L'Opéra Bastille, La Pyramide du Louvre, La Bibliothèque Nationale.


Dans sa réalisation, Paris Rive Gauche est divisé en trois quartiers:

- Austerlitz
Les immeubles situés entre l'avenue de France et le quai d'Austerlitz seront traversés par des passages et des espaces publics. Les travaux de ces premiers immeubles ont démarré fin 2000.
Ce quartier a la particularité d'être le seul de l'opération dans lequel existaient des immeubles d'habitation pour la plupart conservés.
Les équipements prévus dans le quartier :
- école polyvalente,
- parking (700 places)
- trois jardins (9 000 m2).

- Tolbiac
Ce quartier fut le premier lancé à Paris Rive Gauche car il entoure la BnF achevée en 1995. Il compte plus de 800 logements, tous à vocation sociale (PLA, PLI ou accession sociale) pour la plupart livrés en 1997 ; les derniers l'on été en décembre 2000 ainsi que six immeubles de bureaux.
Les équipements publics ouverts dans le quartier :
- bureau de poste
- crèche (80 berceaux)
- école polyvalente (maternelle et primaire)
- chapelle ND de la Sagesse
- parking Vincent Auriol - Bibliothèque (470 places),
- services et commerces : cabinet médical, supérette, boulangerie, librairie, presse, meubles de cuisine, jardinerie, restaurants, coiffeur
- parking Durkheim (1 000 places)
- deux jardins (6 600 m2)
- Cité de l'Image et du Son MK2 (architecte : Jean-Michel Wilmotte) : multiplexe de 14 salles de cinéma orienté vers le cinéma d'auteurs (ouverture en 2003)
Autres équipements à venir :
- passerelle piétonne (achitecte Dietmar Feichtinger), reliant le quai François Mauriac et la BnF au parc de Bercy (2005)
- école polyvalente dans Tolbiac Sud
- jardin.

- Masséna
Le quartier Masséna se caractérise par la présence de bâtiments industriels qui seront conservés : l'usine Sudac, le bâtiment principal des Grands Moulins de Paris et la Halle aux Farines, ainsi que les Frigos (ensemble d'ateliers loués par des artistes).
Les équipements publics ouverts dans le quartier :
- gare de correspondance M14 / RER C
-station Bibliothèque François-Mitterrand.
Les équipements publics prévus dans le quartier :
- pôle universitaire
- collège, angle avenue de France et rue Thomas Mann (architecte : P. Chemetov et B. Huidobro) : ouverture de 12 classes en 2002 puis 24 classes
- deux écoles polyvalentes (ouverture de la première en 2003, dans le quartier des Grands Moulins)
- une crèche de 60 berceaux
- un centre d'animation pour les jeunes
- un gymnase (associé au collège)
- trois jardins (10 000 m2)
- deux parkings publics.


Chacun possède ses équipements-phares (gare, BnF, université) mais tous sont mixtes dans leurs usages (habitation, bureaux, commerces, équipements).
Pour assurer une diversité conforme à la réalité urbaine de Paris, la conception générale de chacun a été confiée, après appels d'offres internationaux, à des architectes-urbanistes différents.
Une même démarche a été menée de façon spécifique sur deux axes de circulations:
- l'avenue de France
Elle reliera la gare d'Austerlitz (pont Charles-De-Gaulle, achevé en 1996) au boulevard Masséna et constitue l'épine dorsale de l'opération autour de laquelle s'organise tous les quartiers. Elle croisera toutes les rues qui descendront du 13eme vers la Seine.
- la rue du Chevaleret.
Elle a pour but notamment d’absorber le dénivelé du relief artificiel créé au-dessus des voies ferrées, pour effectuer au mieux "la couture" entre anciens et nouveaux quartiers.

CONSEQUENCES

La conséquence prépondérante de la correction structurelle de la ville par Haussmann réside dans la création d'un nouveau tracé urbain régulateur qui est caractérisé par les percées, les places, les grands boulevards, l'alignement à la rue. Par l'annexion en 1860 des anciens faubourgs de Paris, délimités par l'enceinte des fermiers généraux, la surface de Paris s'en trouve doublée. Les objectifs de ces travaux réalisés sont :

- Revaloriser les monuments en les isolant et les reliant visuellement les uns aux autres.
- Agir contre l'insalubrité et la vétusté et établir partout des images de modernité: l'espace et la lumière.
- Permettre de circuler de gare en gare, de quartier en quartier.

Les démolitions engagées sont : La Tour des Hospitaliers de Saint Jean de Latran, l'église Saint-Benoît, les restes du collège de Cluny, le marché des Innocents, l'hôtel Coligny, de nombreuses églises et chapelles.

Se faisant l'action de Haussmann bouleverse profondément la structure et le tissu du Paris médiéval sans pour autant détruire l'élément garant d'un rapport compatible entre l'architecture et la ville, parce qu'assujetti au réseau viaire et enveloppe du parcellaire, à savoir l'îlot.
Avec Haussmann enfin, s'opère une rupture stratégique annonciatrice de la période moderne: la ville est soumise globalement à la classification, à la spéculation et au zonage. En effet plus tard en 1935, dans le cadre des Congrès internationaux d’architecture moderne (CIAM), on assiste à la rédaction de la Charte d’Athènes, texte jetant les bases de l’urbanisme progressiste défini par les quatre fonctions élémentaires : habiter, travailler, se recréer, circuler qui développe les mêmes thèmes lancés par Haussmann mais dans une perspective d’égalité sociale. Ainsi avec Haussmann s'établit un zoning de la ville: à l'ouest le quartier des bureaux et à l'est le quartier industriel et l'intégration des loisirs se fait par l'apparition des parcs urbains (Monceau, Buttes-Chaumont, Vincennes, Boulogne).Travail et travailleurs productifs sont expulsés du centre, la ségrégation sociale est désormais inscrite horizontalement dans l'espace urbain.


Dans le projet de Paris Rive Gauche, il y a des transformations tels que la SUDAC qui est reconvertie en une école d'architecture et le bâtiment des anciens frigo de Paris qui est actuellement une maison des artistes, les grands moulins de Paris qui sont conservés ... Tout cela pour garder l'esprit et l'identité du quartier tout en adaptant le bâti ancien aux besoins nouveaux.

Cependant aujourd'hui la SEMAPA est confrontée a un problème qu'Haussmann n'avait pas: les contestations des associations de quartier et des habitants et qui sont en rapport avec le développement des valeurs démocratiques. Comme par exemple avec le bâtiment de la SERNAM qui empêche l'extension de la dalle vers l'ancien quartier du 13° arrondissement. Ce projet qui n'a pas atteint son stade final, a quand même engendré une urbanité dans le quartier grâce à la bibliothèque nationale et le multiplexe MK2 et aussi la nouvelle station de métro et de RER qui permet de desservir les anciens et les nouveaux quartiers du 13° arrondissement...

LA QUESTION DU PATRIMOINE

Théophile Gautier nous donne à penser l'intégration de la nouvelle ville dans l'ancienne ville. Il reconnaît les raisons de tels bouleversements dans le tissus urbain de Paris tout en explicitant la mélancolie éprouvée.
"M.Edouard FOURNIER, tout en reconnaissant ces nécessités, ne peut s'empêcher de pousser un soupir de bien permis d'érudits et d'antiquaires (...)."
On se rend bien au travers de ces deux projets de réaménagement que la question de conserver l'ancien, ou de le démolir n'est pas aisée dans le sens où il faut savoir répondre aux nouveaux besoins d'une société en constante mutation tout en conservant l'essentiel de l'ancien.

L'architecture est la meilleure expression de l'ère d'une civilisation; elle est aussi la mémoire du lieu, et si on la détruit, c'est comme si un corps perd son âme. Cependant faut-il conserver la mémoire à tout prix? Alors que certaines exigences de la ville nous poussent à l'effacer parfois. Ce qui peut nous amener à nous interroger aujourd’hui sur la question prépondérante du devenir du patrimoine historique et culturel de la ville de Paris mais aussi dans d’autres villes européennes.
Que penser de ce qu’on appelle le façadisme, soit conserver la façade d’un bâtiment, image d’une certaine période dans l’histoire de l’architecture de la ville, mais la transformation totale de la fonction de ce bâtiment ? Est-ce l’image d’un passé qui fait figure de mémoire ? Le fait d’en conserver une image est-il synonyme de conservation de la mémoire ? Quelle est la limite entre conserver le patrimoine contre les effets du temps et laisser place a l’architecture du présent ?
C’est pour cela que la question du patrimoine passe par différents moyens suivants différents degrés d’interventions : parfois par la restauration, la réhabilitation, la restructuration parfois par la rénovation. Il faut en définir la place qu’on laisse à la mémoire et celle à l’esprit d’une nouvelle page d’histoire.

CONSEQUENCES

La conséquence prépondérante de la correction structurelle de la ville par Haussmann réside dans la création d'un nouveau tracé urbain régulateur qui est caractérisé par les percées, les places, les grands boulevards, l'alignement à la rue. Par l'annexion en 1860 des anciens faubourgs de Paris, délimités par l'enceinte des fermiers généraux, la surface de Paris s'en trouve doublée. Les objectifs de ces travaux réalisés sont :

- Revaloriser les monuments en les isolant et les reliant visuellement les uns aux autres.
- Agir contre l'insalubrité et la vétusté et établir partout des images de modernité: l'espace et la lumière.
- Permettre de circuler de gare en gare, de quartier en quartier.

Les démolitions engagées sont : La Tour des Hospitaliers de Saint Jean de Latran, l'église Saint-Benoît, les restes du collège de Cluny, le marché des Innocents, l'hôtel Coligny, de nombreuses églises et chapelles.

Se faisant l'action de Haussmann bouleverse profondément la structure et le tissu du Paris médiéval sans pour autant détruire l'élément garant d'un rapport compatible entre l'architecture et la ville, parce qu'assujetti au réseau viaire et enveloppe du parcellaire, à savoir l'îlot.
Avec Haussmann enfin, s'opère une rupture stratégique annonciatrice de la période moderne: la ville est soumise globalement à la classification, à la spéculation et au zonage. En effet plus tard en 1935, dans le cadre des Congrès internationaux d’architecture moderne (CIAM), on assiste à la rédaction de la Charte d’Athènes, texte jetant les bases de l’urbanisme progressiste défini par les quatre fonctions élémentaires : habiter, travailler, se recréer, circuler qui développe les mêmes thèmes lancés par Haussmann mais dans une perspective d’égalité sociale. Ainsi avec Haussmann s'établit un zoning de la ville: à l'ouest le quartier des bureaux et à l'est le quartier industriel et l'intégration des loisirs se fait par l'apparition des parcs urbains (Monceau, Buttes-Chaumont, Vincennes, Boulogne).Travail et travailleurs productifs sont expulsés du centre, la ségrégation sociale est désormais inscrite horizontalement dans l'espace urbain.


Dans le projet de Paris Rive Gauche, il y a des transformations tels que la SUDAC qui est reconvertie en une école d'architecture et le bâtiment des anciens frigo de Paris qui est actuellement une maison des artistes, les grands moulins de Paris qui sont conservés ... Tout cela pour garder l'esprit et l'identité du quartier tout en adaptant le bâti ancien aux besoins nouveaux.

Cependant aujourd'hui la SEMAPA est confrontée a un problème qu'Haussmann n'avait pas: les contestations des associations de quartier et des habitants et qui sont en rapport avec le développement des valeurs démocratiques. Comme par exemple avec le bâtiment de la SERNAM qui empêche l'extension de la dalle vers l'ancien quartier du 13° arrondissement. Ce projet qui n'a pas atteint son stade final, a quand même engendré une urbanité dans le quartier grâce à la bibliothèque nationale et le multiplexe MK2 et aussi la nouvelle station de métro et de RER qui permet de desservir les anciens et les nouveaux quartiers du 13° arrondissement...