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Plan de développement de Paris

19ème siècle, Paris est une ville médiévale

19ème siècle, Paris est malade

Descriptions et impressions des étudiants

Delphine DEMOL - Salma ALAOUI AMINI - Vicente IBANEZ - Joaquim PARRA GARRIDO

Comme presque toute ville au monde, Paris a son histoire écrite dans ses rues, dans ses places, dans ses édifices… Mais le temps passe et la physionomie des villes se voit changée, adaptée aux modes et aux besoins des temps modernes. C'est alors que l'on démolit le passé et qu'on élève le présent. Paris change, les démolitions créent de nouvelles vues et nous projettent dans une toute autre ville. Au moment de la démolition, des images étonnantes d'habitations ressortent comme des coupes réelles où l'on découvre les entrailles des bâtiments. Mais après la poussière, se construit la nouvelle ville, revue, étincelante, moderne. Elle s'échafaude comme cela : l'avenir se fait sur le passé pour peu à peu l'effacer. (L'écorce terrestre n'est qu'une superposition de tombeaux et ruines. (photo 1)

1) Paris et son évolution "l'apparition de l'urbanisme"

Au 19ème siècle, le concept de ville change.
Jusqu'au début du 19ème siècle, Paris est une ville médiévale : elle est enserrée par l'enceinte des Fermiers Généraux entreprise à partir de 1784. Paris fait alors le tiers de la ville actuelle, avec les douze arrondissements délimités en 1795. Les révolutions industrielles du 19ème s. conduisent une mutation urbaine. Paris étend son emprise sur sa banlieue où des petites villes s’éveillent.

Dans tous les pays industrialisés au 19ème siècle, le constat est le même : il y a nécessité de corriger la ville puis de la penser dans sa globalité car la ville est synonyme de:
-crainte du centre des villes, malade et dangereux.
-assimilation "classe laborieuse / classe dangereuse", réunie dans des taudis.
-incompréhension devant les causes de cet appauvrissement, qui serait une conséquence excessive de l'industrialisation.
-faiblesse morale des pauvres et des ouvriers face à ces nouvelles conditions.

Le mot "urbanisme" naît dans les années 1880-1890. Urbaniser devient planifier l'espace urbain vers 1900.
Napoléon
Il a voulu faire de Paris la capitale de l'Europe. Il supposait la destruction de la ville ancienne («la fourmilière étouffe») et l'amélioration de la circulation. L'intérêt principal de cet épisode est qu'il marque le début d’un passage entre l'urbanisme monumental et l'urbanisme de régulation.
Le retour de la monarchie (1815-1848).
Après la chute de l'Empire, la monarchie est restituée. Cette période est une préparation à l'Haussmannisation car un diagnostic de la ville est fait : la ville est malade.

Paris souffre, comme toutes les grandes villes de l'époque, de l'absence d'un réseau de voies urbaines cohérent. L'exemple des gares qui sont toutes ceinturées et très mal reliées avec le centre-ville. Il n'y a pas de résolution politique de modifier Paris. La monarchie n'est pas assez puissante.
La Seconde République (1848-1851)
En 1848, Louis- Philippe est renversé à son tour. La Seconde République dur peu, le futur Napoléon III, le neveu de l'Empereur, y met fin par un coup d'Etat en décembre 1851.

Le Second Empire marque le début de l'ère haussmannienne. Napoléon III nomme Haussmann Préfet en juin 1853, celui-ci reprend les idées préexistantes mais il les rationalise en un programme de reconstruction urbaine sans équivalent dans le monde. Il urbanise Paris avec un schéma cohérent (percées, réseau, circulation. Il s’agissait pour le baron Haussmann de faire subir à la capitale, étouffée et paralysée, la mutation qui l’adapterait à l’ère nouvelle, en particulier sur le plan de l’hygiène et de la circulation. Pour la première fois, il traite l’ensemble de l’espace parisien comme une totalité, de façon méthodique et systématique. Il fait exécuter le premier plan global de Paris, avec courbes de niveaux.

Napoléon III a pensé l'essentiel du schéma directeur : il veut unir les gares, transpercer les vieux quartiers, agencer une grande croisée Nord-Sud / Est-Ouest au centre de Paris, et il exige des jardins, comme il en a vu à Londres. Il veut éventrer le vieux centre de Paris avec l'idée d'y faire diminuer la compacité et d'aboutir à une meilleure répartition des habitants. C'est pour cela qu'en 1860, Paris a annexé "La Petite Banlieue", le secteur situé entre l'ancienne enceinte des Fermiers Généraux et la nouvelle enceinte militaire.

Paris gagne 400000 habitants et sa surface est multipliée par deux. Vingt arrondissements sont créés. Napoléon III veut agencer un réseau de circulation général autour d'un centre rénové. Depuis Les Halles et Le Châtelet doivent rayonner des voies de communications. Il veut un réseau de grandes places carrefours autour du centre: l’Étoile, la Bastille, la Nation, le Châtelet,... D'un point de vue esthétique, les grands boulevards qui sont percés répondent à une nouvelle logique. Ils sont larges et en ligne droite pour faciliter les déplacements et la rapidité tandis que les rues médiévales étaient limitées et tortueuses.