Descriptions
et impressions des étudiants
Delphine
DEMOL - Salma ALAOUI AMINI - Vicente IBANEZ - Joaquim PARRA GARRIDO
On déplore avec raison la disparition massive, au XIXe siècle,
des jardins intérieurs et des parcs privés qui faisaient
le charme du Paris d'Ancien Régime. Mais cette disparition résulte
de la pression foncière et de la densification qu'ont connue toutes
les grandes villes européennes à la même époque
du fait de la pression démographique. Haussmann n'a pas, comme
l'en accuse notre procureur, remplacé des espaces verts privés
par des jardins publics de qualité et d'étendues moindres
; il a seulement tenté de pallier la disparition irrésistible
des jardins privés par la création d'espaces verts publics
jusque-là inédits en France. Les destructions ont certes
été trop nombreuses, mais il convient de les comparer à
celles des époques précédentes.
Une question se pose aujourd’hui : faut-il conserver tous les édifices
du passé ?
Ces bâtiments qui n’ont plus de fonction, qui ont perdu le
but de leur présence, égarent leur âme et se détruisent
de l’intérieur.
Faut-il
garder toutes ces constructions parce qu’elles évoquent la
mémoire ?
La reconversion peut être. Cette solution est difficile car la vie
n’est pas la même d’une époque à une autre.
« Le Paris moderne serait impossible dans le Paris d’autrefois
»
Des
regrets nous viennent à l’esprit, en voyant se décomposer
les héritages de la culture française, mais avec eux disparaisse
aussi la misère, la maladie qui ronge la ville. Ce patrimoine est
conflictuel, d’un côté il représente la culture,
le souvenir et d’un autre, les maux de la ville.
Certes la démolition entraîne la destruction de lieux historiques,
mais améliore des lieux comme le Louvre qui était mal fréquenté
et infranchissable. La démolition apporte la fluidité des
voies, la lumière, l’aération, l’assainissement.
Il faut choisir entre le patrimoine et le progrès.
Mais
il s’agit de penser, de travailler ou bien d’anéantir
les habitations où loge la misère et non les beaux prestiges
royaux, car ces derniers ont été pour la plupart détruit
ou sauvegarder.
Ces habitations obscures où se propageait la maladie, sont aussi
les lieux d’imagination de grands écrivains et c’est
dans ces endroits qu’était aussi la vie, l’histoire
du quartier. Malgré leurs cotés obsolètes, ces habitations
ont une grande portée dans la construction de la société
dans la ville.
Théophile
Gautier a écrit cette préface en 1854, il
est encore, à notre époque d’actualité et le
sera perpétuellement puisque le passé et l’avenir
se chevaucheront interminablement, c’est ce qui fait la ville.
Toutes
ces questions de constructions, destructions, reconversions, rénovations,
restaurations se poseront constamment comme on a pu le constater ces dernières
années avec les exemples si dessous.
Exemples:
-L'île Seguin avec le site de Renault qui est un grand enjeu urbain
-Les grands moulins et l'usine d'air comprimée SUDAC dans la ZAC
Paris rive gauche qui font l’objet d’une mise en valeur
-Valence avec son centre historique qui est réhabilité et
non détruit
Dans cette préface Théophile Gautier nous parle d’une
question qui existe pour tout le monde, la controverse "Ancien ou
Neuf?".
C'est vrai que l'espace n'est pas infini et que les bâtiments deviennent
anciens peu a peu. Avant la possibilité de toujours bâtir
existe le besoin de défaire. Ce fait succède dans quelques
quartiers de quelques villes et aussi dans quelques paysages.
Les
villes, les quartiers, les bâtiments deviennent anciens et les usages,
les pressions démographiques, foncières et les besoins des
gens. Technique, technologie et l’inévitable progrès
partagent de nouveaux outils et succès qui deviennent de nouveaux
besoins. Ces nouveaux besoins affectent de la même façon
l’urbanisme et l’architecture dans toutes ses échelles
(ville, quartier, bâtiment, détails...).
Parfois,
les lieus sans âme ont besoin de se pourvoir de nouvelles âmes
enluminées qui remplacent les abattues et qui donnent force et
font revivre les autres, comme dans le projet de Paris Rive Gauche.(renouvellement
+ réhabilitation + restauration).
Beaucoup d'autres fois il s’agit seulement de garder les âmes
des bâtiments, quartiers ou villes comme trois échelles d'un
même problème, trois âmes dépendantes mais différentes.
(Réhabilitation + restauration)
Des
questions se posent:
- Faut-il conserver tous les édifices du passé? Ces bâtiments
qui n'ont plus de fonction, qui ont perdu le but de leur présence,
égarent leurs âmes et se détruisent de l'intérieur.
- Faut-il garder toutes ces constructions parce qu'elles évoquent
la mémoire? La reconversion peut-être. Cette solution est
difficile car la vie n'est pas la même d'une époque à
une autre. ("Le Paris moderne serait impossible dans le Paris d'autrefois").
- Comment s'apercevoir si un lieu a une âme forte ou pas, quelles
constructions méritent de former le patrimoine, à qui de
décider ça? Ce sont là les problèmes. Il existe
toujours une partie d'objectivité (les besoins, les techniques…)
mais aussi de subjectivité (les émotions, les pressions
foncières …).
Ici
Gautier nous donne l'exemple du Louvre, comme un symbole actuel de Paris
a été en le point de visage de la démolition et nous
parle d'une assemblée pour décider que faire. À l'histoire
de Paris il y avait une évolution sur la législation du
patrimoine;
- la loi de 1913 sur les monuments historiques.
-la loi Malraux de 1962 qui engendre deux secteurs sauvegardés
dans Paris (Marais et le VII arrondissement).
- le règlement d’urbanisme de 1958 qui introduit les zones
de protection.
- la loi d'orientation foncière de 1967 qui finit avec le P.O.S
de Paris, rendu public en 1975 et adopté en 1988. Il étendra
le champ de la protection entre autres choses.
On
peut constater en dehors les Z.A.C. engagées dans la période
des années 1967-1975. Une de ces Z.A.C. est la SEMAPA, où
les anciens bâtiments de la gare d'Austerlitz sont devenus sur la
quasi totalité de leur surface une dalle de bureaux, culture et
logements.
Le comité de patrimoine a choisit comme patrimoine les Grands Moulins
(1917-1921).
Quand
les abus de pouvoir ou pressions économiques apparaissent, l'histoire
et la mémoire communes arrêtent le tracé comme à
l'avenue de Montparnasse à Paris où l'avenue de l'Ouest
à Valence, ou dans le Z.A.C SEMAPA la halle de la SERNAM construite
en 1929 sur les plans de l'ingénieur Eugène Freyssinet par
l'entreprise Limousin, un immense voûte en béton moulé
de 23000 mètres carrés qui a remplace les anciennes messageries
de la gare.
La restauration, la réhabilitation et le renouvellement, trois
outils pour une même fin, l`âme. Quels sont les paramètres
qui la définissent? L’histoire, la société,
la proportion, les rythmes, les matériaux... Ceux-ci sont les armes
de l'architecte et de l'urbaniste mais sans une politique culturelle,
sociale et de logement correctes nous habiterions encore dans des cavernes
et non dans nos maisons.
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