|
Réflexions
des étudiants
Delphine DEMOL - Marie FAUTREY - Joachim PARRA GARRIDO - Vincente IBANEZ
Travail
effectué après lecture de :
-
Jacques Toubon, La culture pour tous et partout.
- Jean-Marie Rouart, Le bateau ivre d’une société
sans volonté culturelle.
- Anthony Palou, Peut-on concevoir une nouvelle politique culturelle ?,
Le Figaro littéraire, le 15 novembre 2001.
- Bénédicte Mathieu, Le rapport Clémént sur
la place de la culture dans la télévision publique suscite
des réactions contrastées, Le Monde, le 12 décembre
2002.
- Entretien avec Catherine Tasca, Ministre de la Culture, La diversité
culturelle : un objectif politique, propos recueillis par Yonnick Flot,
Les idées en mouvement, août-septembre 2001
- Hannah Arendt, La crise de la culture. Huit exercices de pensée
politique, Gallimard, 1972, p. 253-288.
- Marc Fumaroli, Le terrorisme de l’Etat culturel, Le point, le
29 mars 2002.
- Marc Fumaroli, Le terrorisme de l’Etat culturel (2), Le point,
le 5 avril 2002.
- Philippe Dagen, La gazette des châteaux, Le point, le 12 avril
2002.
- Marc Fumaroli, Réponse à Philippe Dagen, Le point, le
12 avril 2002.
I.
Introduction : Définitions …
Qu’est
qu’une politique culturelle ?
Une politique culturelle consiste en un ensemble d’actions coordonnées
visant à promouvoir la culture directement ou indirectement. Ces
actions peuvent concerner tant la préservation du patrimoine est
des trésors nationaux, que la promotion de la création contemporaine,
en incluant le soutien aux structures de diffusion et de la culture.
Qu’est
ce que la diversité culturelle ?
Indissociable de la dignité humaine, la diversité culturelle
constitue la condition première au dialogue des cultures.
Que l’on se place au niveau des individus, des groupes ou des Etats,
elle intègre en effet une double dimension : elle renvoie tout
d’abord aux différentes expressions culturelles, qu’elles
soient passées (le patrimoine) ou présentes (la création)
; parallèlement, elle jette des passerelles entre les cultures
favorisant leur compréhension mutuelle et la créativité,
gages d’enrichissement commun.
Elle recouvre le droit des Etats à soutenir à la fois la
création nationale et l’accès du public à la
pluralité des cultures du monde.
II.
Constat …
Identité
régionale, française, européenne face à la
globalisation ?
Diversité culturelle menacée ?
Il est admis que la mondialisation de l’économie et les progrès
des technologies de l’information et de la communication, en facilitant
la circulation des biens et services culturels, favorisent les contacts
et les échanges entre cultures.
La mondialisation renforce l’identité d’un pays, d’une
région, d’une ville,…
Cependant, les évolutions à l’œuvre ne jouent
pas forcément en faveur de relations culturelles équilibrées.
La nécessité pour les entreprises d’appréhender
des marchés globaux les incite à la concentration et à
la production de biens et services uniformisés, y compris dans
le domaine culturel. Les risques de domination et d’appauvrissement
culturels qui résultent justifient le recours à des politiques
publiques de nature à garantir différentes formes d’expression
culturelle ainsi que l’accès à une offre culturelle
variée.
La politique culturelle ne doit pas se transformer en une politique industrielle
ou économique au profit d’un gain qui n’apporte aucun
enrichissement à la culture, car ce n’est pas une «
marchandise » comme les autres !
Il ne s’agit donc pas pour moi d’opposer art et industrie.
Il n’y a aucune antinomie, mais au contraire, là encore,
un enrichissement mutuel pour une même forme d’expression
culturelle. - Catherine Tasca, Ministre de la Culture.
Ces politique publiques sont aujourd’hui menacée : la liberté
des Etats de définir et de mettre en œuvre des actions de
préservation et de promotion de la diversité culturelle
n’est pas compatible avec l’application de règles de
libéralisation du commerce.
Culture
de masse ?
Culture de consommation ?
La culture est-elle réservée à une élite sociale
? Serait-elle la même que celle ciblée à une population
dite de masse ? … Telles sont les questions soulevées par
les intellectuels français.
Selon Hannah Arendt, une culture de consommation est différente
d’une culture pour artistes et intellectuels, de plus la culture
de consommation s’épanouit de plus en plus en parallèle
à l’évolution des mœurs de la société.
Est-ce un bien ? Est-ce un mal ?
Marc Fumaroli met le doigt sur le problème de privatisation d’une
culture même pour une élite, qui se digresse à tous
les niveaux …
Diffusion
de la culture ?
Dans une ville comme Paris, la diffusion de la culture se fait énormément
dans des lieux privilégiés, (musées, cinémas,
théâtre, livres, presse, …), où une partie de
la population s’y rend volontiers.
Est-ce le cas dans les entités citadine, ou pas, plus petites ?
La télévision est la sujet polémique du 20ème
siècle : Remplit-elle le rôle de diffuseur de culture ? Doit-elle
le remplir ? Si oui, le fait-elle correctement ? …
Les intellectuels pensent, en général, que cet outil médiatique
n’est pas approprié ou même rabaisse la culture à
la vulgarisation, à la bêtise …
En
conclusion …
Malgré des opinions diverses, le constat est plutôt négatif.
La politique culturelle est sensiblement en baisse face à des priorités
économiques…
Antérieurement, elle était plus dynamique, menée
par des personnalités comme Jack Lang ou André Malraux,
qui savait valoriser leur ministère face aux autres et ils n’ont
pas trouvé de prédécesseurs de leur trempe !
III.
Actions …
En
France, des organismes, des politiciens, des intellectuels, des artistes
… et même la population en général, ont le soucis
d’une politique culturelle, afin de préserver et d’enrichir
le patrimoine des nations, d’honorer le génie, les traditions
et les savoirs des peuples, d’assurer leur expression libre et plurielle,
de donner à chacun, par l’éducation, les clés
du progrès et d’un avenir meilleur. C’est la condition
d’une société où se forme une opinion libre,
éclairée et critique.
(Discours du Président de la République, Jacques Chirac,
à l’occasion des 2èmes Rencontres internationales
des organismes professionnelles de la culture, Paris, février 2003)
Par
exemple, la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité
culturelle a constitué une avancée majeure dans la reconnaissance
par la communauté internationale de l’importance de la préservation
et de la promotion de la diversité culturelle.
Aussi, reconnaître l’importance du pluralisme linguistique
et inviter les Etats à se mobilise pour enrayer la disparition
des langue dans le monde, … constituent des faits importants pour
une politique culturelle.
La
politique culturelle fut, est et sera toujours au cœur des débats,
car , en France, elle constitue un des piliers majeurs de l’identité
du pays.
Maintenant,
si les discussions sont nombreuses, trop peu d’actions sont entreprises.
Il faut que l’Etat marque son engagement politique et mette en œuvre
des politiques de coopérations en faveur du développement
culturel des pays et des échanges culturels entre pays. La politique
culturelle ne doit pas être instrumentalisée aux profits
de résultats politiques.
IV.
Avis personnels, débats, …
Curiosité
des français ?
Malgré une vision négative perçue dans les textes
critiques, les français manifestent une curiosité accrue
à l ‘égard de la vie culturelle.
Ceci est démontré par l’intérêt de la
population lors des manifestations culturelles comme la fête de
la musique, les nuits blanches, les journées du patrimoine, …
L’investissement personnel des français est grandissant,
surtout dans une ville comme Paris. Ce qui démontre les efforts
pratiqués par les politiciens, et ce qui devrait les encourager
à continuer.
Or mis les manifestations ponctuelles, le travail de fond se fait toujours
et s’améliore (éducation, loisirs, …).
France
avant-gardiste ?
La France a toujours été une nation avant-gardiste. Elle
est fière de sa culture, ce qui explique l’agitation qui
l’entoure. Ses intellectuels n’hésitent pas à
remettre en question la politique culturelle pour la faire avancer.
A l’heure où l’Europe crée son identité
face à l’Amérique, la France fait figure de pionnier
pour les autres pays de la Communauté européenne, stimulée
par ses intellectuels, elle ne se repose jamais sur ses acquis en matière
de politique culturelle.
Démocratisation
culturelle ?
Le but d’une politique culturelle est l’égalité,
l’égalité de tous face à la culture par le
développement et la diffusion considérable de l’offre
visant à un accroissement du public ; problématique de l’équité
qui vise à créer des « discriminations positives »
en faveur des publics les plus éloignés de la culture, grâce
à une politique de démocratisation culturelle « ciblée
» en direction desdits publics, en vue de réduire les inégalités
culturelles entre groupes sociaux.
On peut déplorer que la notion d’argent n’entre pas
dans les débats, or elle est peut-être l’un des facteurs
importants qui empêchent l’activité culturelle des
populations.
Technologies
nouvelles de diffusion ?
La révolution numérique a fait de l’ordinateur et
des réseaux d’information des moyens de création et
de communication, des médias au sens fort. L’essor rapide
de l’industrie de l’information se traduit par un développement
accéléré des contenus et des programmes, en particulier
à caractère culturel.
Aujourd’hui, les contenus et les services en français sont
encore trop peu nombreux sur Internet. Ce retard est particulièrement
paradoxal dans la domaine culturel, compte tenu de la richesse de notre
patrimoine, dont Internet peut constituer un outil essentiel de diffusion.
Les technologie de l’information et de la communication suscitent
l’apparition de nouveaux savoirs et de nouvelles approchent artistiques,
et entraînent une transformation profonde des industries de la culture
est des médias.
L’entrée dans la société de l’information
et l’appropriation des technologies de l’information et de
la communication constituent par conséquent, une dimension majeure
d’une politique culturelle ambitieuse.
Les nouveaux réseaux d’information constituent un outil privilégié
pour renforcer la présence internationale de la France et de la
francophonie, dont l(utilisation doit être encouragée pour
favoriser le rayonnement culturel de la France.
Autres
pays, autres situations ?
Dans d’autres pays, comme l’Espagne ou la Belgique, le manque
d’argent, d’intérêt ou d’identité
locale ou nationale forte empêche la promotion de la culture du
pays à l’étranger.
Ce qui ne veut pas dire que ces pays ne se soucient pas de leur culture
ou même qu’une politique culturelle en est absente.
Politique
culturelle en Espagne
A l’Espagne il y a une politique assez forte mais plus décentralisé.
Il y a le niveau du pays, de région et de ville. Chacun a son budget
et dispose de tel.
L’intérêt du peuple pour la culture (que pas par la
politique) a fait de la culture un des plus importants outils de propagande
politique.
A niveau du pays il y a les aides aux productions propres. En plus, dans
toutes les villes on trouve aides aux activités culturelles et
aussi dans un autre niveau on peut trouver les aides en matière
économique aux entreprises privées qui fomentent la culture
et l’éducation.
Par rapport a la globalisation, España a reçu toujours beaucoup
de cultures et influences. Aujourd’hui on observe les influences
de la globalisation surtout dans les neuves générations
mais qui sont équilibrés par les traditions et cultures
propres. La préoccupation par le passé, les traditions,
l’identité propre et aussi par la culture propre d’actualité
permet de trouver une diversité culturel équilibré
et diverse, où la convivialité et la coexistence prédominent.
|