>Le siège de l'Unesco

La défense

Le siède de l'unesco

Logo de unesco

Inscription sur les paroies du batiment

Mobile de Calder

Tapisserie de le corbusier

Détail de Tadao Ando

Descriptions et impressions des étudiants

Elise BUZERY - Joanna CZERNIAWSKA - Zuzanna POLAK - Catinca POPOVICI

Site : Place de Fontenoy, PARIS 7e
Architectes :
Bernard ZEHRFUSS, Marcel BREUER, Pier-Luigi NERVI
Maître d'ouvrage : Organisation des Nations Unies
Inauguration officielle : le 3 novembre 1958
Bâtiment principal – chiffres clés :
Hauteur : 28,75m
Surface d'un étage : 3 270 m2

Le siège de l'UNESCO est l'édifice le plus international de Paris, si l'on compte d'une part les 186 Etats membres qui en font partie depuis le 1er juillet 1997 et d'autre part les plans de construction préparés en commun par trois architectes de nationalités différentes : l'américain Marcel Breuer, l'italien Pier Luigi Nervi et le français Bernard Zehrfuss. Leur plan a été approuvé par un comité international de cinq membres : Lucio Costa (Brésil), Walter Gropius (Etats Unis), Charles Le Corbusier (France), Sven Markelius (Suède), Ernesto Rogers (Italie), l'architecte américain Eero Saarinen a été également consulté. L'ingénieur américain Eugène E.Callison a dirigé sur place la construction.
Les différents directeurs généraux de l'UNESCO qui se sont succédé à la tête de l'Organisation depuis sa création sont :
1. Sir Julian SORELL HUXLEY (nationalité britannique) :1946 - 1948
2. Jalme TORRES BODET (nationalité mexicaine) : 1948 - 1952
3. Luther HARRIS EVANS (nationalité américaine) : 1953 - 1958
4. Vittorino VERONESE (nationalité italienne) : 1958 - 1961
5. René MAHEU (nationalité française): 1962 - 1974
6. Amadou MAHTAR M'BOW (nationalité sénégalaise) : 1974 - 1987
7. Federico Zaragoza MAYOR (nationalité espagnole) : 1987 - 1999
8. Koïchiro MATSUURA (nationalité japonaise) : Elu en novembre 1999
9. Les bâtiments :

Le bâtiment principal de 7 étages situé place de Fontenoy, il abrite le secrétariat de l'Organisation.
Ce bâtiment, en forme de "Y" dit étoile à 3 branches, repose sur des pilotis (72 pilotis de béton qui ont permis de dégager de l'espace pour les piétons et pour l'immense hall du rez-de-chaussée), ce bâtiment est remarquable par le fait que le plan est organisé de manière à garantir le même apport de lumière dans tout l’immeuble et la solution du croisement central génère des espaces originaux avec un jeu de volumes extraordinaire; il est implanté sur un terrain de 3 hectares.
Dans le hall du rez-de-chaussée, les énormes piliers de béton blanc sablé ont été dessinés par Nervi, de même que le porche (sortie Piazza, servant comme l'entrée principale pendant les grandes conférences).
Les architectes ont élevé le béton au rang de matériau noble grâce à leur maîtrise du béton brut de décoffrage.
Pour les deux autres façades également incurvées, les auteurs ont pu laisser libre court à leur inspiration moderne : les lignes verticales et horizontales, des brise-soleil et des filtres solaires se combinent .
La forme en Y de la structure principale détermine trois espaces distincts qui communiquent physiquement et visuellement par le grand hall .
Le hall comprend le Service des visites, les salles d'exposition, le comptoir de souvenirs, de numismatique et de philatélie ainsi que la librairie.

Le bâtiment "en accordéon" aux murs de béton cannelés et au toit recouvert de cuivre, contient la plus grande salle de l'UNESCO (la salle de la Conférence générale dessinée par Nervi) et d'autres salles de réunion. Il est situé sur la piazza.

Le petit édifice cubique de quatre étages destiné à l'origine aux Délégations permanentes et aux organisations non gouvernementales, est situé derrière le bâtiment principal, en bordure du jardin japonais.

Six patios enterrés. Suite à la rapide développement de l'UNESCO, de nouveaux bureaux ont été construits en 1965 par Bernard Zehrfuss. Le bâtiment de deux étages souterrains est aéré et éclairé naturellement par six patios. Il est couvert de pelouse.

La décoration du bâtiment, en harmonie avec l'architecture, est le fruit d'une coopération artistique internationale, MM. MC. Parra-Perez, Président, (Vénézuela), Georges Salles (France), Shahid Subrawardy (Pakistan) et Sir Herbert Read (Royaume-Uni) et représente un trésor artistique et culturel d'une grande valeur. A l'époque, sur les 9 millions de dollars pour la construction, 191 000 furent consacrés à la "décoration artistique". Les grandes oeuvres décrites ci-après sont accessibles au public.

• Les oeuvres d'art :

1. Silhouette au repos de Henry Moore
2. Globe symbolique d'Erik Reitzel
3. Mobile d'Alexander Calder
4. L'homme qui marche d'Alberto Giacometti
5. Naissance d'un homme nouveau de Zurab Tsereteli
6. Le mur du soleil de Joan Miro et Josep Llorens Artigas
7. Le mur de la lune de Joan Miro et Josep Llorens Artigas
8. Tapisserie de Charles le Corbusier
9. La chute d'Icare de Pablo Picasso
10. "Toutes les choses" d'Antoni Tàpies
11. Signaux éoliens de Vassilakis Takis
12. Square de la Tolérance de Dani Karavan
13. Rythme d'eau de Jean Bazaine
14. Jardin japonais et Fontaine de la paix de Isamu Noguchi
15. Ange de Nagasaki, un fragment de l'église d'Urakami au Japon détruite par la bombe atomique le 9 août 1945
16. Espace de méditation de Tadao Ando
17. "Khatchkar" de Vahram

 

Tadao Ando

1969
Création de l'agence Tadao Ando Architects & Associates à Osaka.
1983 - 1993
Immeuble d'habitation Rokko à Kobe.
1985
Médaille Alvar Aalto de l'Association finlandaise des architectes.
1988
Enseignant à l'Université Columbia
Elise sur l'eau à Hokkaido.
1989
Médaille d'or de l'Académie d'architecture (Paris).
1990
enseignant à Harvard Graduate School of Design.
1992
Prix Carlsberg
Pavillon du Japon à l'Expo'92 de Séville
Musée de la Forêt des Tombes à Kumatomo
1992 - 1997
chicago House à Chicago, Illinois.
1994
Musée Suntory à Osaka
Toto Deminar House à Tsuna-Gun, Hyogo
1995
Prix Pritzker.
1997 - 2000
Pulitzer Foundation for the Arts à Saint-Louis, Missouri.
1997 - 2002
Iwaji Yumebutai à Awajishima, Hyogo.
1999 - 2002
Modern Art Museum à Fort Worth, Texas

Marcel Breuer

Elève puis professeur au Bauhaus créa des meubles d’une grande invention formelle (fauteuil wassily, chaises Cesca).
Aux Etats Unis où il s’était réfugié en 1937 et en Europe surtout en 1952, il réalisa des bâtiments qui lui valurent une réputation internationale en tant que grande figure du mouvement moderne de l’après guerre :
- magasin Bijenkorf à Rotterdam
- centre de recherches IBM à la Gaude
- ambassade des états Unis à Lahaye
En Europe sa réputation comme créateur de mobilier issu du Bauhaus ne sont plus à faire mais son œuvre architecturale plus tardive et éminemment américaine reste encore largement à découvrir.
Il est aussi un éminent constructeur passionné de systèmes et de structures quelque soit l’échelle de ses réalisations

Pier Luigi Nervi

Il est né en 1891 à Sandrio dans la Valteline, il achève ses études d’ingénieur à Bologne en 1913 et fonde son, entreprise en 192 : « Nervi Nebbiosi » qui devient en 1932 « Nervi Bartoli ». Il dirigea cette entreprise jusqu’à sa mort en 1978.
Ses références : colonnes et escaliers Perret, arcs tendus de Maillard, voûtes minces de Freyssinet, nervures de Brunelleschi.
Principales œuvres :
-Hangars d’avions
-halls industriels
-Gares de voyageurs
-Stades et palais des sports
-Grandes salles de réunions
-Ponts et viaducs
-Ensembles avec d’autres archis
Volonté : Affirmation franche des structures et de leur matériau, il était un adepte du béton brut

Bernard ZEHRFUSS (1911-1996)

Architecte français. Il a étudié à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris (1928-39). En 1942 il s’engage dans les Forces Françaises Libres et part à Tunisie où il se retrouve un architecte en chef du Gouvernement de Tunis (1943-48). Il s’attaque en même temps à la nécessité d’aménager le territoire et à la mise en place rapide des programmes de logements et d’équipement. Des plans schématiques d’urbanisme sont rapidement réalisés: plans de la région de Tunis, plans de Sousse, plans de Bizerte, plans de Sfax. Pour accélérer les réalisations, les programmes de logement et d’équipement, il recommande l’utilisation des matériaux locaux et leur mise en œuvre traditionnelle.

En 1948 Bernard Zehrfuss revient en France, mais il reçoit toujours les commandes du Gouvernement de Tunis (pour exemple le projet des bâtiments de l'Université de Tunis, 1960-64).

Ses œuvres principales sont :
- les usines Renault à Flins-sur-Seine (1950-55)
- le siège de l'UNESCO (1958, avec Breuer et Nervi)
- le Centre national des industries et des techniques (CNIT, 1958, en collaboration avec Camelot et Jean de Mailly)
- l'Ambassade de la République Française à Varsovie, Pologne (1966, en rénovation depuis 2002)
- Musée de la civilisation gallo-romaine (Lyon, 1972-75)

A ses débuts, il était influencé par A. Perret et Le Corbusier. Il a utilisé pour ses constructions différents matériaux : acier, aluminium, verre, matières plastiques. Zehrfuss a été intéressé par "l'aspect industriel de l'architecture" c'est-à-dire par la construction des éléments préfabriqués. Il a utilisé ce type de construction pour le projet de l'ensemble des logements à Pont de Sèvres, Boulogne-Billancourt (1949-52).

Isamu Noguchi, sculpteur et paysagiste

1904 _ Isamu Nogushi est né à Los Angeles le 17 novembre
1922 –il termine le lycée La Porte de Los Angeles et commence à apprendre la sculpture avec le sculpteur Gutzon Borglum à Connecticut. Il continue ses études à Columbia University
1925-26 – plusieurs expositions de sculpture dans les salons de l’Académie Nationale de Design et a L’Académie de Beaux Arts de Pennsylvanie
1933 –première publication.
1956 – commencement des travaux pour le jardin du siège UNESCO a Paris
1988-il est distingue par Le Troisième Ordre Du Trésor Sacre du Japon
Il est mort le 30 décembre à New York
Domaines touchés : sculpture publique, portraits et têtes, sculpture de la lumière, biomorphique, géométrique, sculpture du métal, sculpture en pierre, en marbre italien, sculpture abstraite et paysage.
Sculpture publiques : Play Mountin, Historique de Mexico, Mémorial de Hiroshima
Sculptures de la lumière : Musical Weathervane ; Akari

Le jardin du Siège UNESCO à Paris a été un point clé de la carrière artistique du sculpteur.
Avant cette réalisation Noguchi a produit des oeuvres d’art d’une grande diversité du matériau, de l’aluminium à la terre cuite. Progressivement ses oeuvres ont commence a montrer son intérêt principal d’exprimer l’espace. Cette idée a détermine ses projets théâtrales designer pour les spectacles de la danseuse Martha Graham et les deux ponts pour le Parc de la Paix de Hiroshima de Kenzo Tange.

En 1958 Noguchi réalise le jardin pour le siège UNESCO à Paris
Il y met en scène le statut de la sculpture moderne dans le cadre multiculturel de ses origines japonaises et américaines.
Le projet initial demandait uniquement le traitement d’un site sculptural pour la Terrasse des Délègues. Mais, Nogushi a élargi le sens du thème de son projet en concevant aussi un jardin aux surfaces modèles, avec des espaces verts, des aménagements des pierres, une douce chute d’eau et un petit lac. Le jardin conçu a mélange astucieusement les reliefs de la sculpture moderne et les arrangements de pierres qui indiquent directement l’héritage du design paysager japonais.
L’artiste a imagine l’espace en fonction des couleurs et textures qui animent les arbres et les plantes a travers les saisons et chaque cycle apporte un nouveau point de vue sur sa création. Le jardin et la terrasse représentent des espaces de rencontre et de conversation aussi bien qu’un lieu de méditation.
L’échelle et le design du jardin font du projet une prise de maturité dans le parcours artistique de Noguchi. A partir de ce point il va s’occuper de l’abstrait dans la mise en scène de ses futurs jardins et n’utilisera jamais de nouveau ses références japonaises.

Le jardin de l’UNESCO a beaucoup influence le développement du design paysager. Le jardin est une oeuvre entre le Japon et la tradition et l’abstrait et la modernité, ce qui lui rend une remarquable internationalité.

CRITIQUES :

Point marquant de l’édifice : son implantation en cœur d’îlot qui rompt avec la morphologie présente dans le quartier. Il permet alors de casser la monotonie du tissu urbain du quartier constitué d’immeubles haussmanniens pour la plupart.

Un des éléments perturbant de ce projet est que les bâtiments ne présentent pas vraiment de liaison entre eux. Ils sont distribués comme des éléments séparés, distincts. On peut imaginer que cela correspond à l’image d’universalité et d’éclectisme que l’on retrouve aussi dans le parcours des œuvres d’arts.
Ce sont d’ailleurs les œuvres d’art qui constituent le point le plus intéressant de cette visite, les bâtiments ayant mal résisté au temps et au manque d’entretien. Le béton qui était à l’époque le point fort de ces édifices est abîmé, certains éléments de façade sont tombés sans qu’on les remplace,…
Il est donc plus agréable de se promener dans les jardins où sont disposées toutes les œuvres d’arts qui permettent par leur diversité de découvrir de grands artistes internationaux et notamment la 1ère réalisation parisienne de Tadao Ando.

Cependant afin de profiter pleinement de ce panorama de la création internationale il semble important de prendre le temps de s’arrêter sur chaque œuvre car du fait de leur grand nombre le regard passe de l’une à l’autre et il est facile d’en oublier.